Lire les Téhilim (Psaumes) 3:2


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“Seigneur, que mes ennemis sont nombreux ! Les grands de dressent contre moi.” (Psaumes 3:2)

La vie du Roi David en fut une de guerres, de combats et autres luttes contre ses ennemis. Sa vie fut marquée à ce point par la violence que même le Créateur ne désira pas qu'il soit celui qui construirait le Temple de Jérusalem. Comment la maison qui était supposée amener la paix sur terre aurait pu-t-elle être construite par un homme ainsi identifié avec la violence ?

Nombreux et de grands statuts

Nous aussi rencontrons de nombreux ennemis. De fait, chaque personne qui s'oppose à notre volonté possède un aspect d'ennemi. Ces ennemis sont envoyés sur notre chemin par Hachem pour un objectif précis : nous aider à nous rapprocher de Lui. Suivant la nature de chaque ennemi, nous recevons le message avec plus ou moins de facilité et de joie.

Le plus souvent, nos ennemis ne nous désirent pas de mal. Notre femme peut nous faire savoir son désaccord sur un sujet précis ; nos enfants peuvent ne pas nous écouter et faire l'opposé de ce que nous leur demandons… Dans ces cas, l'attaque est douce et il faut travailler sur nous afin d'éviter la pire des choses : s'énerver.

À l'occasion, nos ennemis peuvent prendre une forme plus méchante. Cela peut arriver lorsque les messages d'avertissement précédents n'ont pas été entendus de notre part. Cela ressemble à un père qui donne une légère frappe à son fils suite à une négligence de sa part. Si cette négligence se répète, la frappe prend de la vigueur.

D-ieu agit de même avec nous : tout commence par un gentil rappel à l'ordre. Cependant, si nous persévérons dans nos erreurs, la frappe devient plus forte et moins agréable. Dans tous les cas, nous ne devons jamais oublier que nos ennemis sont envoyés par le Ciel et qu'ils correspondent à ce dont nous avons besoin pour ouvrir les yeux et nous réveiller spirituellement.

Telle est la faute que nous ne devons pas commettre : penser que nos ennemis nous empêchent de mener une vie tranquille qui nous permettrait de mieux servir le Créateur. Plutôt, nous devons nous servir de ceux qui s'opposent à notre volonté pour la raison même de leur existence : nous rapprocher d'Hachem.

Si nous comprenons cela, nous pouvons apprécier l'histoire de ce grand Rav qui marchait dans les rues de Jérusalem. Soudainement, une personne se mit à l'insulter copieusement sous le prétexte qu'il l'avait légèrement bousculé. Les élèves du grand Rav l'incitèrent à rétorquer ; certains se proposèrent même pour donner une leçon à ce malotru.

Le Rav rétorqua : “Ne lui dites surtout rien ! S'il savait l'expiation que ses insultes me procurent…” Ceci est le paradoxe que nous vivons souvent : celui qui pêche permet à son compatriote d'avancer. À chacun ¬Hachem attribuera sa récompense ou sa punition.

À suivre…