'Hanouka : la force du Tsadiq

'Hanouka : la force du Tsadiq

La fête de 'Hanouka doit être l'occasion de faire face aux personnes méchantes qui désirent nous empêcher de servir Hachem et annuler le Service divin. De fait, ce qui a été sera. Cela signifie que les évènements qui eurent lieu à l'époque du miracle de 'Hanouka – pendant laquelle le pouvoir des méchants grecs désirait nous faire oublier notre Tora, notre Service divin ainsi que les lois et la volonté d'Hachem, que D-ieu nous préserve – se reproduisent à chaque génération. Cela est aussi le cas pour la nôtre.

C'est pour cela que pendant la fête de 'Hanouka, nous devons faire face au pouvoir méchant et néfaste qui se renforce à chaque génération. Ce pouvoir est représenté par les personnes méchantes qui se dressent devant nous et qui désirent nous séparer définitivement de notre Service divin, qu'à D-ieu ne plaise. Cependant, même si nous devons nous renforcer face à ces ennemis, il est important de savoir que cela est possible seulement grâce à la force du Tsadiq.

La lumière du Tsadiq

Ceci correspond au concept des lumières de 'Hanouka. De fait, le Tsadiq est appelé “lumière”, tel qu'il est écrit (Isaïe 3:10) : “Annoncez au Tsadiq que tout ira bien” ; d'autre part, il n'y a pas de “bon” en l'absence de lumière, tel qu'il est écrit (Béréchith 1:4) : “Hachem vit que la lumière était bonne.” Ainsi, selon un principe ésotérique bien connu, dans la mesure où le concept de “lumière” est lié à celui de “bon” (verset dans Béréchith) et que le concept de “bon” ou du “bien” est lié à celui de “Tsadiq” (verset dans Isaïe), il est possible de lier les concepts de “lumière” à celui du “Tsadiq” et de dire que le Tsadiq représente la lumière.

La raison du lien entre le Tsadiq et le concept du “bon” est que le Tsadiq personnifie à la perfection dans ce monde la notion de “bon”. De fait, le Tsadiq est entièrement bon. S'il a atteint ce niveau, c'est qu'il a séparé et retiré entièrement le “mauvais” – représenté par les forces du mal – de la vie et qu'il reste seulement avec le “bon.” C'est pour cela que le Tsadiq est appelé “bon” ou “bien,” ce qui correspond également au concept de “lumière,” comme nous l'avons déjà expliqué.

Nous comprenons maintenant le point commun entre le Tsadiq et les lumières de 'Hanouka. Ce point commun nous apprend qu'il est possible d'attirer sur nous-mêmes et de recevoir du Ciel la force du Tsadiq et que celui-ci est appelé “lumière”. De fait, il est écrit (Proverbes 20:27) : “L'âme de l'homme est un flambeau divin.” Le verset ne fait certainement pas référence à l'âme du commun des mortels ; plutôt, c'est à l'âme du Tsadiq auquel il est fait allusion. Ainsi, nous apprenons que l'âme du Tsadiq – c'est-à-dire le Tsadiq lui-même – est un flambeau divin, c'est-à-dire une “lumière.”

Lorsque nous étudions l'enseignement du Tsadiq et que nous faisons des véritables efforts pour mettre en pratique ce que nous apprenons, nous recevons une force spirituelle importante de sa part. Grâce à la force et à la puissance que nous recevons du Tsadiq – c'est-à-dire : grâce à la lumière spirituelle que nous recevons – nous nous rapprochons du “bon” absolu. De fait, nous savons que le Tsadiq est lié au concept du “bon” et du “bien”, tel qu'il est écrit (Béréchith 1:4) : “Annoncez au Tsadiq que tout ira bien.”

C'est ce “bon” spirituel que nous recevons du Tsadiq qui nous permet de nous tenir face au pouvoir des forces du mal. Il est important de savoir qu'en l'absence de cette force spirituelle que nous recevons du Tsadiq, il serait impossible de faire face à ces forces du mal. C'est seulement parce que nous recevons notre force d'une source qui est entièrement “bonne” que nous pouvons espérer vaincre nos nombreux adversaires dans notre Service divin.

Ainsi, lorsque nous allumons les lumières de la ménora pendant la fête de 'Hanouka, nous déclarons publiquement notre volonté de vouloir nous lier à l'enseignement du Tsadiq et de recevoir la force spirituelle qui nous permettra de faire face à nos adversaires dans notre Service divin.

(Traduit et adapté du Liqouté Halakhoth de Rabbi Nathan de Breslev, Ora'h 'Haïm, Hilkhoth 'Hanouka, Halakha 2)