Des lumières spirituelles


Vendredi soir – 11 décembre 2009 – commence la fête de 'Hanouka. Pour les enfants, cette fête est celle des lumières qu'on allume chaque soir pendant les sept jours de la fête et des beignets à la confiture qu'on sert en abondance pendant cette semaine. Pour les adultes, il est important de comprendre la signification véritable de cette fête annuelle.

Les jours de fêtes du calendrier juif ne sont pas des commémorations dont la majorité des personnes a oublié la réelle signification. Plutôt, chaque fête est l'occasion de mieux s'analyser, mieux se connaître et partant, s'améliorer ; tout cela est fait dans un seul but : nous rapprocher d'Hachem.

Les lumières symboles de la Tora

Le prophète Michée a dit (7:8) : “L'Éternel est une lumière pour moi.” De ce verset, nous apprenons que la Tora est la lumière du peuple d'Israël. C'est cette lumière qui nous éclaire dans le monde spirituellement obscur dans lequel nous vivons. Grâce à cette lumière, les choix que nous devons faire dans la vie quotidienne deviennent moins ardus et cette lumière au bout du tunnel nous attire constamment vers la direction du Divin.

À l'époque du deuxième Temple – lorsque eurent lieu les évènements que nous célébrons pendant 'Hanouka – les lumières de la Tora étaient en grand danger. La puissance politique de l'Empire romain désirait imposait sa culture en Terre sainte et aucun crime, ni violence ne furent épargnés aux juifs qui y vivaient. Les romains désiraient que les juifs oublient qui ils étaient et deviennent des individus entièrement détachés de leurs racines saintes, que D-ieu nous préserve.

Lorsque les juifs vainquirent les romains, ils purent allumer la lumière du Temple et célébrer la victoire de la lumière de l'intelligence, de la justice ; en d'autres termes : la victoire de la Tora. De fait, c'est uniquement après avoir battus les forces étrangères et opposées à la Volonté divine que les juifs purent recréer un lien fort et puissant avec la Tora, c'est-à-dire avec Hachem.

Ceci nous apprend que nous faisons erreur en pensant que nous pouvons vivre notre passage provisoire sur terre avec un pied dans chaque monde : le juif et le non juif. La vérité est autre ; chaque parcelle du monde non juif que nous faisons entrer en notre monde est une défaite pour notre monde juif. Entre le feu et l'eau ne peut exister de compromis.

Entre le feu qui réside en notre cœur – et qui symbolise notre amour du Créateur – et l'eau du monde moderne – qui cherche à nous noyer dans une culture et des valeurs qui ne sont pas les nôtres – l'opposition doit être claire. C'est se mentir de croire que nous pouvons lier le feu à l'eau et garder les deux vivants.