Un chemin lumineux


Nous croyons souvent que le plus important consiste à décider vouloir mener une vie plus proche de D-ieu et que par la suite, les difficultés quotidiennes s'évanouiront les unes après les autres. Selon cette logique, le Maître du monde nous récompenserait de notre décision de vouloir nous rapprocher de Lui en écartant de notre chemin les problèmes inhérents à ce monde.

Lorsque nous voyons que cela n'est pas le cas, les interrogations abondent dans notre esprit : “D-ieu ne m'aimerait-Il pas ?” ; “Aurais-je pris le mauvais chemin ?” ; “Dois-je finalement écouter les conseils de ceux qui me disent qui tout cela ne vaut pas la peine ?” ; etc. Ceci est une règle absolue : dès l'instant où notre émouna (foi) faiblit, le mauvais penchant arrive au galop.

Des difficultés inattendues

Rien ne sert de le nier : le chemin du rapprochement avec le Divin ne se fait pas toujours de la façon la plus aisée qu'on l'imaginait. L'exemple le plus fréquent est celui des ba'alé téchouva (les personnes nouvellement religieuses) : si leur vie semblait se dérouler pour le mieux auparavant, leur décision de respecter maintenant certaines mitswoth qu'ils avaient oubliées (Chabath, manger kacher, les lois de la pureté familiale…) est souvent suivie d'écueils, de crises et d'autres problèmes majeurs dans leur vie.

Cette situation nous amène à nous poser – d'une façon naturelle – la question suivante : pour quelle raison le Maître du monde semble-t-Il nous mettre des bâtons dans les roues, tandis que nous avions pris la décision de nous rapprocher de lui ? Afin de répondre à cette question, nous utiliserons une parabole.

Il était un fois un paysan – Marcel – qui résidait au milieu des champs, loin des villes et du monde. Ces journées étaient réservées à l'entretien de ses champs, aux récoltes et autres travaux des champs. Rarement il rencontrait d'autres personnes et cela semblait lui convenir. Un jour, il décida pourtant d'aller rendre visite à ses deux cousins éloignés qui habitaient la ville.

Le premier cousin auquel il rendit visite résidait dans une ville de taille moyenne, à une certaine distance de la capitale royale. À son arrivée, Marcel fut accueillit avec beaucoup de joie : cela faisait tellement longtemps que les deux cousins ne s'étaient pas vus !

Malgré le bonheur évident ressenti par le maître de maison, celui-ci ne mit pas longtemps à s'apercevoir que son cousin était plutôt rustre. Sa manière de parler, de se tenir à table et de se comporter en société révélait un manque d'éducation évident. Certes, ses mauvaises manières ne posaient aucun problème à Marcel, mais son cousin avait de la difficulté à ne pas les voir.

Lorsqu'il en parla à Marcel, celui-ci sembla désolé et lui promit que son intention n'avait été nullement de le vexer. Malgré tout cela, les deux jours de visite se passèrent bien et finalement, Marcel partit pour se rendre chez son autre cousin.