Lire les Téhilim (Psaumes) 2:5


(Pour lire l'introduction à cette série, cliquez ici.)

“Alors, Il les apostrophe dans Sa colère et, dans Son courroux, Il les terrifie.” (Psaumes 2 :5)

Lorsque le Créateur constate que les dirigeants du monde s’apprêtent à intervenir contre le peuple d’Israël, Il les rappelle à l’ordre : soudainement et sans ménagement. C’est en Hachem que notre salut existe et pas en notre propre force, intelligence, puissance militaire…

Ce verset peut également être compris dans un autre sens : celui de la lutte que nous menons contre notre propre adversaire : le mauvais penchant. Lui aussi ne rate jamais une occasion pour se liguer contre notre résolution de faire des mitswoth et notre désir de vouloir nous rapprocher du Maître du monde.

Une lutte sans merci

La lutte que nous mène notre Yetser Hara’ est sournoise, soutenue et menée avec beaucoup d’intelligence. L’objectif premier que le mauvais penchant cherche à atteindre est de nous faire croire que notre peu d’enthousiasme pour les choses spirituelles et de notre fait. Cependant, cela est faux et c’est une illusion de l’esprit d’y croire.

L’aspect essentiel de notre personne est notre âme et certainement pas notre aspect physique. Ainsi, tous les désirs matériels de ce monde sont des armes que le mauvais penchant utilise afin de nous éloigner de D-ieu. Si nous écoutions notre âme, ces désirs révèleraient leur véritable nature et notre envie de les poursuivre en disparaîtrait immédiatement.

Pourtant, nous faisons souvent la sourde oreille aux appels élevés de notre âme. Plutôt, nous préférons écouter les cris issus de notre de notre aspect matériel et vivre dans le matérialisme de ce monde. La gourmandise, les vêtements, l’ameublement, les plaisirs malsains… la liste est longue des astuces de notre Yetser Hara’ pour nous garder à distance de la vraie vie.

Chaque fois que nous suivons ce chemin de mensonge, nous empruntons un chemin qui n’est pas le nôtre et si nous écoutions notre âme, nous l’entendrions pleurer. Cela est possible si nous nous tournons vers D-ieu et Lui demandons d’intervenir en notre faveur dans cette lutte où il nous est impossible de gagner seuls.

C’est parce que nous faisons appel à Hachem que le mauvais penchant se retire. Lorsque nous gagnons une bataille contre le Yetser Hara’, nous devons en remercier avant tout le Maître du monde. C’est parce qu’Il a exercé Sa colère à son encontre qu’Il a terrifié notre principal ennemi. Certes, nous devons vouloir gagner cette guerre et prendre les mesures adéquates pour cela (étude de la Tora, pratique des mitswoth…) ; pourtant, si la conclusion est positive, nous devons en accorder le mérite à Hachem.

Bien orgueilleuse est la personne qui pense pouvoir terrifier son mauvais penchant !

À suivre…