D-ieu, mon patron

D-ieu, mon patron

En cette fin d'année, nos pensées se dirigent vers les évènements qui rempliront l'année 5770 (2009-2010). La paix au Proche-Orient, la crise économique mondiale, les conflits ethniques qui se répandent à travers le monde…

Plus proche de nous, nous réfléchissons certainement à l'avenir de notre famille. Nos enfants : leurs études, le chemin qu'ils poursuivront dans la vie. Notre vie de couple : les hauts et les bas qui la caractérisent nous jouent régulièrement de mauvais tours. La santé des êtres que nous aimons, ainsi que la nôtre… Les sujets ne manquent.

La recherche d'un gagne-pain

Tandis qu'en France les chiffres du chômage repartent à la hausse, un sujet préoccupant est celui de notre gagne-pain. Si nous avons un travail, nous ne sommes pas certains de le conserver encore longtemps. Si nous en cherchons un, rien ne nous garantit que nous en trouverons un bientôt. Dans les deux cas, les nuages assombrissent notre horizon.

Il est tentant de ne pas voir la Présence de D-ieu dans notre recherche d'un travail. Les statistiques ne détiennent-elles pas les réponses à toutes nos questions ? “Vers quel domaine devrais-je me diriger ?” Il suffit d'un coup d'œil sur les statistiques pour connaître les débouchés de chacune. “Que dois-je faire pour augmenter mes chances de trouver un emploi ?” Tous les chiffres le disent : avec un diplôme, les portes s'ouvrent plus facilement. “Quel salaire puis-je espérer obtenir ?” Les études par professions répondent à notre demande. Etc.

De fait, l'équation paraît tellement simple – presque simpliste – qu'il faut une bonne dose d'émouna (de foi) pour déceler la Présence divine dans le marché du travail. C'est sans doute pour cela que c'est précisément dans le domaine de la recherche d'un gagne-pain que nous faisons face à un des défis les plus difficiles à relever.

Certes, nous ne pouvons pas ignorer le monde dans lequel nous vivons et penser que notre compte en banque se remplira simplement parce que nous le désirons. Pourtant, croire que le montant de nos revenus est décidé uniquement en fonction de notre formation, de la situation économique ou de l'humeur de notre patron est une erreur que nous commettons souvent.

Ainsi, la personne qui vient de recevoir une réponse favorable à une demande d'emploi – et qui se réjouit déjà de sa réussite et de sa prochaine opulence – peut croire que ce sont ses diplômes et son savoir-faire qui expliquent son succès. À cela, le Maître du monde lui dit (Deutéronome 8:18) : “Si tu diras en ton cœur : 'C'est ma propre force, c'est le pouvoir de mon bras, qui m'a valu cette richesse.' Non ! C'est de l'Éternel – ton D-ieu – que tu dois te souvenir, car c'est Lui qui t'aura donné le moyen d'arriver à cette prospérité.”