L'épanchement de l'âme (26)

2143275479_161ddf127e_o

(Pour lire l’introduction de cette série d’articles, cliquez ici.)

À chaque personne, correspond des pratiques spirituelles particulières. Ces pratiques vont de pair avec le principe général selon lequel chaque personne doit réparer ce qu'elle a abîmé et selon la racine de son âme.

Cependant, faire hitbodédouth et parler à D-ieu – dans sa langue maternelle – doit être une pratique quotidienne à laquelle chaque personne doit prendre part. De fait, chaque personne qui appartient au peuple juif doit impérativement adopter cette pratique, tous les jours de sa vie.

Il en va de même avec l'étude du Choul'han 'Aroukh (le recueil des lois juives) : celle-ci doit être faite tous les jours et cela concerne également toutes les personnes. (Consulter le paragraphe 61 ci-dessous où le lien entre ces deux activités est expliqué.)

Il est évident qu'il existe des personnes loyales, même si elles ne pratiquent pas hitbodédouth. Cependant, selon Rabbi Na'hman, ces personnes sont troublées et confuses.

Lorsque Machia'h (le Messie) arriva soudainement et qu'il appellera ces personnes, elles seront confuses. D'autre part, les personnes qui ont adopté la pratique sainte d'hitbodédouth, ressembleront aux personnes qui se réveillent après une période de sommeil : leur esprit est reposé, elles possèdent une vision claire des choses. Ainsi seront ces personnes : sans panique, ni confusion.

Si'hoth HaRan 228

Il convient à chaque personne du peuple juif de ressentir une véritable attraction pour Hachem. Cette attraction doit être d'une telle force que même lorsqu'une personne se trouve parmi le monde, elle doit ressentir cette grande passion et cet empressement intense jusqu'au point de réellement lever ses mains et son cœur vers Hachem. Elle crie devant D-ieu, presque à y perdre la vie et prononcera avec passion, en levant les mains : “Ne me délaisse pas, ô Éternel ! Mon D-ieu, ne Te tiens pas éloigné de moi” (Psaumes 38:22).

Lorsque Rabbi Na'hman a parlé de cela, il leva ses mains et il cita ce verset avec une voix du ton agréable d'une supplication et d'un désir ardent pour D-ieu.
Si'hoth HaRan 229

Il existe une différence entre un cœur brisé et la dépression. La personne qui a un cœur brisé peut se trouver au beau milieu du monde, n'y prêter aucune attention et s'écrier : “Maître du monde !...”

En même temps qu'il disait cela, Rabbi Na'hman s'exclama avec une vivacité merveilleuse, en levant les mains et avec un désir ardent d'une façon intense : “Maître du monde !...”

Si'hoth HaRan 230