L'épanchement de l'âme (24)

L'épanchement de l'âme (24)

(Pour lire l’introduction de cette série d’articles, cliquez ici.)

Lorsqu'une personne désire parler à D-ieu, exprimer ce qui lui tient à cœur et Lui demander qu'Il la rapproche de Lui afin de Le servir, D-ieu – en quelque sorte – met de côté tout ce qui L'occupait jusqu'alors. De fait, Il met de côté tous les décrets funestes qu'Il désirait promulguait – que D-ieu nous préserve – ainsi que toutes les autres affaires dans lesquels Il était engageait, si l'on peut s'exprimer ainsi. D-ieu met tout simplement tout de côté afin de se tourner seulement vers cette personne qui désire Lui parler, exprimer ce qui lui tient à cœur et Lui demander qu'Il l'aide à se rapprocher de Lui. Il s'ensuit que grâce à cela, tout le peuple d'Israël est sauvé des décrets difficiles, que D-ieu ait pitié de nous.

Si'hoth HaRan 70

Lorsqu'une personne entend des bonnes nouvelles, cela l'aide à réciter les Téhilim (Psaumes).

Si'hoth HaRan 97

Réciter les Téhilim (Psaumes) est une très grande vertu ; cela est du même niveau que si le Roi David les récitait lui-même. Roi David a écrit les Téhilim avec l'inspiration divine et celle-ci se trouve littéralement dans chaque mot des Psaumes. Par conséquent, lorsqu'une personne récite les Téhilim, l'action de sa bouche réveille l'inspiration divine qui s'y trouve ; de la sorte, cela est comparable à la récitation des Psaumes par le Roi David lui-même.

La récitation des Téhilim est un grand remède pour une personne malade. Celle-ci doit avoir confiance seulement en Hachem (D-ieu) et être persuadée que grâce à sa récitation des Téhilim, D-ieu la sauvera.

La confiance que nous avons en Hachem est l'équivalent d'une canne. De la même façon qu'une personne s'appuie sur une canne, il est possible de s'appuyer sur la confiance que nous mettons dans le fait que D-ieu nous sauvera. Cela ressemble à ce qu'à écrit le Roi David (Psaumes 18:19) : “Ils étaient à l'affût de mes malheurs, mais l'Éternel a été mon appui.” Grâce à cette confiance, la personne malade est guérie. Cela ressemble à ce qui est écrit (Chémoth 21:19) : “S'il se relève et qu'il puisse sortir appuyé sur son bâton, l'auteur de la blessure sera absous.”

Il est également écrit (Isaïe 11:1) : “Un bâton sortira de la souche de Jessé.” Ce verset fait référence au Messie, qui sera un descendant du Roi David. Il est également écrit (Pessa'him 68a) : “Les personnes âgées seront assises avec un bâton dans leurs mains.”

En ce qui concerne l'ère messianique, il est écrit (Zacharie 8:4) : “Ainsi parle l'Éternel : 'De nouveau, des vieux et des vieilles seront assis sur les places de Jérusalem, tous un bâton à la main à cause de leur grand âge'.” Le prophète Elisha a aussi utilisé un bâton, tel qu'il est dit (Rois II 4:31) : “Il avait posé le bâton sur le visage de l'enfant.” [Tous ces versets permettent de constater que le salut est comparé à un bâton].

Rabbi Na'hman a également dit que l'hiver est synonyme de gestation. Ainsi durant cette saison, l'herbe et les plantes semblent sans vie. De fait, leur force est annulée pendant l'hiver et ils sont comparables à des morts. Cependant, lorsque l'été arrive, ils renaissent ; l'herbe semble se réveiller et retrouver la vie. C'est particulièrement à cette période de l'année qu'il est très bon et agréable de sortir de chez soi pour aller parler dans un champ.

Cette conversation (si'ha) est une véritable prière, une supplication. Elle représente notre envie et notre désir de nous rapprocher de D-ieu. Tous les buissons (sia'h) qui se trouvent dans les champs retrouvent ainsi la vie et recommencent à pousser. Tous désirent ardemment être inclus dans notre conversation et notre prière.

Si'hoth HaRan 98

C'est cette idée qui est exprimée dans le verset (Béréchith 24:63) : “Yits'haq était sorti dans les champs pour se livrer à la méditation.” Sa prière était avec tous les buissons des champs et ceux-ci apportaient leur force à la prière d'Yits'haq.”

Liqouté Moharan II, 1