Désirer D-ieu (2)

Désirer D-ieu (2)

Dans la première partie de cet article, nous avons appris que l'être humain doit écouter son âme plutôt que son corps. Dans cette seconde partie – et conclusion – nous essayons de déduire les aspects pratiques d'un tel enseignement

Aimer Hachem comme on aime sa femme

Permettez-moi une comparaison osée : D-ieu est comme une femme. Lorsqu'on Le désire il en ressent une grande satisfaction, mais s'Il voit Son peuple désirer autre chose et avoir du plaisir en dehors de Lui, il se sent blessé.

“Mais”, dites-vous à juste titre, “qu'en est-il des plaisirs de ce monde liés au Divin ? Lorsque nous achetons une belle nappe pour notre table de Chabath ou lorsque nous achetons un nouvel ensemble pour les fêtes : devons-nous nous sentir coupables ou méritants-tes ?”

La réponse est simple : si l'achat que nous avons fait ne correspond pas à un désir particulier, si ce n'est de servir mieux Hachem, cet achat est saint. Autrement, nous sommes tombés-es dans le piège du matérialisme.

Je prends un exemple : chaque homme juif doit posséder une paire de téfilines. L'achat des téfilines ne correspond généralement pas à un désir particulier. Qui prendrait plaisir à posséder deux boites de peau de vache qui coûtent une petite fortune ? Cependant, nous achetons les téfilines parce que D-ieu nous l'a ordonné. De plus, nous essayons d'acheter les plus belles que nous pouvons car nous savons que cela fera plaisir au Créateur.

On comprend bien que la notion de désir n'est pas la source principale de l'achat des téfilines. C'est précisément ce critère qui peut nous aider à savoir si nous nous sommes faits-tes piéger par notre aspect physique. En achetant une nappe de table ou un ensemble pour les fêtes, le faisons-nous par désir – même si nous y mêlons Hachem – ou par nécessité, à l'image de l'achat des téfilines ?

Ignorer entièrement notre aspect physique

Si l'être humain n'est qu'âme, les chances sont grandes que nous constations notre grand éloignement d'avec D-ieu. Tellement de plaisirs de ce monde nous attirent ! Rassurez-vous, cela est normal et Hachem est le premier à le comprendre.

Nous vivons dans un monde imparfait où notre travail consiste à nous rapprocher de D-ieu, chaque personne selon sa capacité. Ainsi, le Maître du monde n'attend pas de nous que nous soyons parfaits ; si tel avait été le cas, Il ne nous aurait pas créés-es avec le mauvais penchant !

Plutôt, notre travail consiste à connaître nos points faibles et à vouloir sincèrement les améliorer. Il faut faire extrêmement attention à ne pas placer la barre trop haute, car cela pourrait nous déprimer et nous serions alors en danger mortel.

Pour conclure, fixons-nous comme objectif d'essayer de minimiser le nombre de nos désirs liés à l'aspect matériel de ce monde. Si nous avançons dans cette direction – un peu plus chaque jour – nous serons une source immense de joie pour D-ieu. En même temps, essayons de remplacer le vide que nous créerons en nous par le spirituel. Cela est possible si nous décidons d'accorder un peu plus de temps aux prières, à la récitation des Psaumes, à l'étude de la Tora, aux bonnes actions…

Je vous souhaite beaucoup de bonheur dans votre rapprochement avec Hachem.