D-ieu et la souffrance


La douleur et la souffrance font partie de notre vie. Les médias ne ratent jamais l'occasion de nous tenir informés du plus récent tremblement de terre, d'un nouvel attentat ou d'une catastrophe aérienne. Plus proche de nous, il n'est pas rare de voir un de nos proches être malade et souffrir. La vieillesse ou les maladies ne sont jamais très loin de l'environnement dans lequel nous évoluons.

Plusieurs fois, j'ai entendu des réflexions de ce type : “Lorsqu'une personne souffre, je ne vois pas la présence de D-ieu en ce monde. Je ne supporte pas l'idée que D-ieu puisse laisser souffrir un être humain.” Lorsque ces paroles sont prononcées par une personne qui souffre – ou par une de son entourage – elles prennent une dimension souvent dramatique.

Chercher à comprendre

La première question à se poser est de savoir si nous cherchons réellement à comprendre la relation qui existe entre les concepts de douleur et de souffrance et D-ieu ou si, plutôt, nous saisissons un prétexte pour justifier notre éloignement avec le Divin.

Un certain jour, une personne m'a dit : “Depuis le décès de ma femme, j'ai encore moins envie qu'auparavant de croire en Hachem !” La femme de cette personne était morte quelques mois auparavant d'une longue maladie dont les derniers mois avait été difficile à vivre. Comme je m'étonnai de cette réflexion, je répondis : “La notion de mort est-elle apparue avec celle de votre femme ?” Nous savons tous que nous mourons un jour ou l'autre et citer la mort de sa propre femme pour prétendre que cela explique notre éloignement d'avec Hachem est hypocrite.

D'autre part, il est tout à fait normal qu'on s'étonne que le D-ieu compatissant qu'il nous est demandé d'écouter puisse laisser souffrir une personne. En d'autres termes, ce n'est absolument pas la question qui pose un problème, c'est la raison réelle pour laquelle nous la posons : pour chercher à comprendre ou pour nous justifier ?