Liqouté Moharan - Leçon 5

Liqouté Moharan - Leçon 5

“Chaque personne [devrait] réaliser les mitswoth avec une grande joie. Celle-ci devrait être d'une telle amplitude, qu'elle ne devrait vouloir aucune récompense du Monde à venir. Plutôt, comme récompense pour la mitswa qu'elle vient de faire, elle devrait vouloir qu'Hachem lui permette de réaliser une autre mitswa.” (…)

“D'une part, il y a la personne qui réalise la mitswa pour la récompense du Monde à venir. Cette personne ne dérive aucun plaisir de la mitswa elle-même. S'il n'y avait pas de récompense dans le Monde à venir, elle ne réaliserait pas la mitswa” (…)

“D'autre part, il y a la personne qui réalise la mitswa avec une grande joie. Celle-ci est d'une telle amplitude qu'elle ne désire aucune récompense du Monde à venir en échange (…) Lorsqu'une personne – qui réalise une mitswa avec joie qui provient de la mitswa elle-même – entre dans la joie de la mitswa, elle entre dans la joie d'Hachem” (…)

“Cependant, [pour atteindre ce niveau], il est nécessaire de débarrasser son esprit des sagesses superficielles et des pensées étrangères. Celles-ci sont du 'hametz (pâte fermentée) et il faut faire attention à ce qu'elles n'aigrissent pas la sagesse de la personne et qu'elles ne fassent pas naître en elle des désirs malsains” (…)

“Le plus important est qu'il faut garder son esprit pour qu'il ne s'aigrisse pas, qu'il ne devienne pas du 'hametz spirituel (...) Ainsi, il faut protéger notre sagesse afin que ne pénètre pas en elle la sagesse superficielle et que nous n'ayons pas de mauvaises pensées” (…) (Liqouté Moharan I:5)

Commentaires

Si nous n'éprouvons pas toujours une joie intense en faisant les mitswoth, c'est que notre esprit est devenu aigri, une sorte de 'hametz spirituel. L'esprit d'une personne pure se réjouit uniquement en réalisant les commandements qu'Hachem nous a donnés. C'est pour cette raison que nous existons dans ce monde : faire la Volonté divine et cela devrait être notre seule source de joie.

Un esprit empreint de “sagesse superficielle” se détache de la Tora et s'ouvre à des valeurs qui sont étrangères au judaïsme, que D-ieu nous préserve. Quelques fois, ces sagesses superficielles peuvent s'opposer d'une façon directe aux valeurs juives (ceci est le cas avec la philosophie). D'autre part, elles peuvent être neutres (la médecine, l'architecture…). Dans ce cas, elles n'aigriront notre esprit uniquement si nous prenons un véritable plaisir à les étudier.

Cela s'explique facilement : chaque personne est obligée de trouver un gagne-pain. Si une personne décide de devenir chirurgien, architecte, etc., cela ne pose aucun problème. Cependant, si les études de cette personne sont pour elle une véritable source de plaisir, elle signifie à D-ieu que pour elle, le plaisir peut se situer en dehors de la Tora. C'est de la sorte que son esprit deviendra l'équivalent d'un 'hametz spirituel, que D-ieu nous protège.

Maître du monde ! Aide-moi à trouver du plaisir en Toi et en Toi seulement. Aide-moi à considérer les futilités du monde présent pour ce qu'elles sont : des vanités temporaires. Aide-moi à ne penser qu'à Toi, à ne vouloir que Toi et à ne désirer qu'à m'inclure en Toi. Amen !