Enfants : gardons notre calme (3)

Enfants : gardons notre calme (3)

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À propos de l'importance de trouver des aspects positifs chez les autres, Rabbi Avraham Greenbaum a écrit : “Lorsque nous brûlons de rage contre une personne dans une situation spécifique à la maison, au travail ou à n'importe quel autre endroit, nous devons prendre un moment pour nous détacher de notre émotion et de la perception immédiate que nous avons de cette personne. Plutôt, nous devons essayer de nous lier au bon que nous pensons pouvoir trouver en elle.”

La personne a essayé d'appliquer ce principe chez elle. Lorsqu'elle se trouva face à une situation où elle sentait la colère monter, elle se força de penser aux bons aspects de l'enfant qui venait de mal agir : bon cœur, attentionné, serviable… Même si cette attitude n'empêcha pas la personne d'être ferme et de discipliner l'enfant qui venait de mal se comporter, elle l'aida à se contrôler et à garder son calme.

Lors du 38ième jour du programme, la fille de la personne essaya à plusieurs reprises d'entraîner les personnes présentes dans la maison dans son état d'esprit négatif. Elle les poussa même à mal se comporter. La personne comprit que ce test était certainement le dernier de son programme. Elle réussit à garder son calme et elle ne cria point à l'encontre de sa fille ; elle ne la punit pas en l'envoyant dans sa chambre, ni agit avec colère.

La personne fut capable de guider ses actions par les mots qu'elle avait lus dans le livre “Sefer Tzedeq”. Dans ce livre, il est écrit que la colère équivaut à “mo'hin déqatnouth” (“un esprit rétrécit”), tandis que la patience équivaut à “mo'hin dégadlouth” (“un esprit élargi”).

Répétant l'expression “mo'hin degaldouth” d'une façon presque inaudible, elle se força à se détacher de sa pensée confuse et à se souvenir qu'elle devait laisser ses actions être guidées par son intellect, plutôt que par son impulsion. De fait, la répétition de ces simples mots s'avéra une ségoula efficace et l'aida à ne pas oublier l'objectif initial qu'elle s'était fixé.

Être réaliste

Deux années auparavant, la personne avait écrit qu'elle désirait : “faire les efforts nécessaires pour se débarrasser entièrement du sentiment de colère qui résidait dans son cœur.” Elle réalisait maintenant que cet objectif était trop ambitieux et irréaliste. De fait, le Rav Shalom Arush enseigne qu'il est presque impossible de ne pas se mettre en colère :

“Dans la mesure où une personne vient sur terre avec l'objectif de rectifier son âme, il est virtuellement impossible d'éviter les situations qui incitent à la colère. Hachem nous met en face de toutes sortes de personnes et d'évènements. C'est notre émouna qui nous permet de comprendre leur véritable nature : que tout vient d'Hachem et que tout est pour le mieux. En l'absence d'émouna, nous sommes souvent à la frontière de la colère.”

La personne avait comprit que dans ce domaine, la recherche de la perfection est la recette idéale pour la démence et pour une plus grande frustration. Maintenant, elle possède un objectif à long terme plus simple et réaliste : essayer de contrôler sa colère chaque jour qui passe. Selon elle, il est possible de dire honnêtement que ces 40 jours ont été une période où elle a beaucoup progressé et qu'elle s'est rapprochée de l'objectif final.

En dépit de ses doutes originels à propos de l'utilité d'un bloc-notes pour l'aider dans ce domaine, elle peut maintenant déclarer – sans le moindre doute – que son efficacité est évidente. Selon elle, une personne qui utilise cette technique peut certainement s'élever à des niveaux plus élevés et faire de grands pas pour atteindre ses objectifs.

Même si le dernier jour de son programme est passé depuis mois, elle continue de prier chaque jour pour rencontrer le succès que la leçon de son Rav lui a apprise.