Enfants : gardons notre calme (2)


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Après quelques jours, la personne fit le point avec le Rav de Sudilk. Elle lui expliqua sa décision d'instituer une amende et lui suggéra que sans doute, elle aurait besoin d'une autre période de 40 jours pour atteindre le but initial, compte tenu de son succès relatif jusqu'alors dans sa capacité à contrôler sa colère avec ses enfants. Le Rav répondit :

“Permettez-moi de vous dire qu'en utilisant le bloc-notes, vous leur permettez de s'améliorer.”

Après avoir révisé la leçon 272 du Liqouté Moharan (la leçon “Azamra” dans laquelle Rabbi Na'hman de Breslev explique l'importance de trouver des aspects positives chez les autres personnes) plusieurs fois depuis que le Rav me l'avait conseillé, cette personne comprit que le Rav faisait référence au concept selon lequel il est possible d'élever spirituellement une personne lorsqu'on la juge d'une façon positive et qu'on cherche en elle des aspects positifs (néqoudoth tovoth).

C'est peut être grâce à la conversation qu'elle avait eue avec le Rav de Sudilk qui lui donna un regain d'énergie ce jour-là, mais plus tard dans la soirée, sa femme lui fit des compliments par rapport à son attitude avec leurs enfants et particulièrement avec leur comportement difficile ce soir-là.

De fait, c'était la première fois que cette personne se souvenait d'avoir entendu de tels compliments de la part de sa femme. Elle ne savait pas si elle devait les attribuer à sa bonne humeur du jour ou à une réelle progression de sa part. Ce pouvait-il qu'elle fasse de tels progrès seulement 14 jours après avoir commencé le programme de 40 jours du Rav ?

Depuis que j'avais institué la contre-mesure préventive, elle n'avait jamais eu à payer l'amende à la tsédaqa. Apparemment, elle faisait des progrès importants dans sa lutte contre la colère.

Quelques temps plus tard, cette personne et sa femme eurent la grippe, ce qui les obligea à rester alités pendant quelques jours. La personne choisit de voir cette maladie comme un test qui indiquait qu'elle avait bel et bien atteint un niveau supérieur et son niveau proportionné de nouvelle difficulté.

Une soirée décisive 

Tandis que la personne recouvrait petit à petit la santé, celle de sa femme commençait à se détériorer. Un certain soir, à son retour du bureau, elle trouva sa femme endormie dans une des chambres de leurs enfants. Les jouets étaient dispersés dans toute la pièce et les enfants étaient occupés à sauter comme des sauvages d'une chaise à l'autre du salon, en risquant à chaque saut, de tout casser sur leur passage. En temps normal, c'est le type de situation qui aurait mis cette personne hors d'elle. Cependant ce soir-là, elle fut capable de maintenir son calme. Autant de gagner !

Cette nuit-là, la personne réalisa qu'il y avait un prérequis fondamental pour appliquer à ses enfants les principes exposés dans la leçon Azamra du Liqouté Moharan : ne jamais penser que ses enfants étaient des petits monstres ingrats, même dans les moments où ils se comportent mal. Dans tous les cas, elle devait bannir ces pensées de son esprit, un peu comme nous devons bannir les pensées étrangères pendant que nous prions.

En fin de compte, elle comprit que si elle permettait à son esprit de mettre une étiquette négative sur un des ses enfants, elle serait plus proche de la colère lorsqu'elle devait lui parler.

À suivre…