Éduquer ses enfants, c'est les aimer (3)


Après avoir vu – dans deux articles précédents – ce que les parents sont responsables de faire pour l'éducation de leurs enfants, nous concluons cette série d'articles avec un aspect essentiel pour toutes les personnes qui désirent rencontrer le succès dans leurs entreprises : la place que nous accordons à D-ieu dans nos gestes quotidiens.

La plus grande erreur que nous pourrions commettre serait de croire qu'avec beaucoup d'efforts, une bonne dose d'intelligence et une volonté à toute épreuve, le succès dépend de nous. En la matière, il s'agit d'une vanité qui se cache sous des bonnes intentions.

Nous devons réaliser pleinement qu'il n'y a rien dans ce monde que l'être humain peut accomplir sans la Volonté divine. Évidemment, celle-ci sera plus à même de nous accorder ce que nous désirons si nous montrons notre bonne volonté et ne rechignons pas aux efforts. Cependant, même dans ce cas, nous ne devons pas oublier que le succès rencontré est envoyé du Ciel.

Faire du Ciel notre associé

Cela signifie qu'après avoir fait notre devoir de parents – i.e. montrer notre amour à nos enfants et essayer d'être des exemples à leurs yeux – nous devons reconnaître que nos enfants rencontreront le succès dans leur vie si le Ciel le désire, plutôt que grâce à nous.

La situation se présente ainsi : 1) nous sommes obligés en tant que parents à faire le maximum pour que nos enfants obtiennent la meilleure éducation que nous pouvons leur donner ; 2) nous savons que la réussite provient du Ciel et nous lui demandons d'intervenir en faveur de nos enfants.

Ces deux volets sont inséparables. S'il ne rime à rien de se tourner vers Hachem si nous n'avons pas levé le petit doigt, il est tout aussi impensable de penser que nous pouvons expliquer la réussite de nos enfants.

Si nous comprenons bien cela, il devient possible de vivre les situations dites “difficiles” d'une façon plus sereine. De fait, si nous savons que c'est d'Hachem que vient la réussite, nous pouvons trouver une source de satisfaction dans le fait que nous avons fait notre part du travail. En fin de compte, c'est D-ieu Lui-même qui décidera de la conclusion finale !

En aucun cas, cela doit ressembler à de l'indifférence de notre part ou à une sorte de fatalisme. Il est de la première importance de fournir tous les efforts que nous pouvons pour éduquer nos enfants, du mieux que nous pouvons. Plutôt, il s'agit d'une “police de garantie” afin d'éviter les moments de stress et de tension.

Il existe un immense sentiment de satisfaction qui se trouve à notre portée de main : à la mesure des efforts sincères que nous avons produits, nous pouvons nous tourner de toutes nos forces vers Hachem pour Lui demander de venir à notre aide. Si nous savons que c'est de Lui que vient le salut – et pas de nous – nous vivrons d'une façon plus sereine.

N.B. : cette série d'articles est évidemment trop courte et trop générale pour répondre aux problèmes particuliers de chaque situation. Il est important de s'entourer de bons conseils. Nous suggérons fortement à nos lecteurs de prendre contact avec les personnes appropriées (autorités rabbiniques et spécialistes de l'éducation) qui pourront les aider d'une façon appropriée et personnelle.