Un train à ne pas manquer



En servant D-ieu, nous devons savoir qui nous servons. Cela semble un peu simpliste, mais pourtant, il y a des fois où nous pouvons l'oublier. Ainsi, peut-on dire de la personne qui est malade – que D-ieu nous préserve – et qui est restée couchée tout le samedi qu'elle a respecté le Chabath ? D'un côté, si elle n'a réalisé aucune action interdite – même par la force des choses – elle n'a certainement pas transgressé d'interdiction. D'autre part, on ne peut pas considérer son respect du Chabath comme faisant partie de son Service divin.

Servir D-ieu, c'est se sacrifier

L'expression hébreu “'Avodath Hachem” (traduite le plus souvent par “Service divin”), signifie exactement “le Travail de D-ieu”. Travailler implique une certaine dose d'abnégation et d'efforts de notre part. La personne qui sert Hachem parce qu'elle trouve cela logique ne Le sert pas vraiment.

Prenons l'exemple d'une personne dont la compassion est le trait marquant. Si elle donne la charité uniquement par compassion – en sachant également que D-ieu nous le demande – elle ne sert pas réellement le Créateur, même si elle fait bénéficier un indigent de sa générosité.

C'est uniquement lorsque nous brisons notre tendance à ne pas donner (“Croit-il qu'il est le seul sur la terre à avoir faim ?” ; “Je ne suis même pas certain-e qu'il n'ira pas acheter un litre de vin avec mon argent !”…) que nous servons réellement D-ieu. En d'autres termes, c'est lorsque nous nous oublions que nous rendons gloire à D-ieu.

Cette réalité s'explique par l'objectif principal qui doit guider notre vie : reconnaître et révéler que tout ce qui se passe dans ce monde correspond à la volonté d'Hachem. Ainsi, si je donne la charité, ce n'est pas par compassion, mais parce que D-ieu me le demande. Si je prie, ce n'est pas parce que cela me décontracte, mais parce que le Maître du monde le désire. Si je mange kacher, ce n'est pas parce cela est diététique, mais parce qu'Hachem me l'a ordonné.


Ce sont les petites attentions qui comptent


Cette vision doit nous encourager. De fait, si le moindre geste lié à D-ieu entre dans l''Avodath Hachem (le Service divin), cela me donne un nombre infini d'opportunité de Le servir, chaque jour. Un simple verre d'eau pour épancher notre soif devient l'occasion de formuler une courte prière à la gloire du Créateur. Un besoin pressant ? En sortant des toilettes, nous remercierons le Maître du monde de nous avoir accorder un corps qui fonctionne d'une façon plaisante et régulière…

Qu'on fasse le compte : en fin de journée, combien d'opportunités aurons-nous eues pour révéler le règne de D-ieu dans ce monde ? C'est de cette façon que nous devons Le servir : des petits gestes de la vie quotidienne qui transforment celle-ci en un hommage continu et sans fin.

Si nous désirons réellement nous rapprocher d'Hachem, il nous suffit de ne pas rater les départs fréquents du train de notre Service divin. À chaque coup de sifflet, c'est avec joie que nous pouvons y monter.