Servir D-ieu dans la joie !


(Réponse à la lettre de Yossef Muller. Pour lire sa lettre, cliquez ici.)

Yossef,

C'est peu dire que l'impression qui se dégage de votre texte en est une où la joie et le bonheur de faire partie du Peuple d'Israël ne sautent pas aux yeux. Cela correspondait-il à un évènement malheureux passager particulier ou à un sentiment plus profond ?

Votre déclaration : “je suis guer (un converti) cette condition est une souffrance pour la vie” me semble tellement éloignée de ce qu'une âme qui retrouve sa famille doit ressentir ! Servir D-ieu doit se faire dans la joie, peu importe qui nous sommes et d'où nous venons. Le Maître du monde désire nous voir heureux, souriants et joyeux de Lui appartenir.

Retourner vers D-ieu

Vous avez entièrement raison de souligner qu'une des difficultés des guerim consiste à trouver leur chemin. Ceux qui n'ont pas reçu de tradition ont naturellement plus de difficultés de vivre avec que les autres. Cependant, tous les juifs ne sont pas “ pétris par la tradition et les chemins et conseils à suivre transmis par [leur] famille.”

Nous vivons une époque formidable. Le peuple juif se réveille et retrouve ses racines saintes. Dans le monde entier, ce sont des milliers d'individus qui redécouvrent le chemin de la Tora et l'importance de leur relation avec Hachem. Pour toutes ces personnes aussi, la tradition reste à imaginer. Elles aussi n'ont pas reçu d'héritage et contrairement à vous, elles peuvent sentir de l'amertume envers leurs parents pour ne pas leur avoir donné l'éducation qu'elles auraient dû recevoir. Vous avez cette chance de ne rien devoir rectifier, vous devez seulement construire !

Cette comparaison entre guerim et ba'alé téchouva peut vous aider à réaliser que vous n'êtes pas seul à faire face à ce type de difficultés. La comparaison s'applique également à l'éducation des enfants : quoi leur dire ? Comment leur transmettre ce qu'on n'a pas reçu ? Etc. En d'autres termes, le Service divin des guerim et des ba'alé téchouva se ressemble sur un nombre important d'aspects. C'est pour cela que Rabbi Na'hman de Breslev – dans son enseignement du Likouté Moharan – a comparé souvent les guerim aux ba'alé téchouva.

Une direction claire

Vous avez également raison lorsque vous écrivez qu'“en tant que guer, [on] risque de suivre les chemins qui [nous] sont conseillés par ... tout le monde.” C'est pour éviter la confusion inhérente à cette situation qu'il est primordial d'avoir un Rav auquel nous adressons nos questions. Bien sûr, cela est important pour la halakha, mais aussi pour la hachqafa, c'est-à-dire toutes les questions relatives au style de vie, au choix quotidien que nous devons faire en ce qui concerne des choses qui ne sont pas couvertes pas les halakhoth.

Les conseils donnés pas un Rav sont réellement le souffle de vie de l'individu. Je souhaite de tout cœur que vous en ayez un, afin de pouvoir lui faire part de vos questions, interrogations, soucis…

Il y a tant à dire ! Si je devais partager une seule chose avec vous, cela serait d'essayer de vous communiquer la joie de servir notre Créateur. J'espère de tout cœur que nous pourrons continuer à correspondre.

Servez D-ieu dans la joie ! Parlez-lui avec le bonheur de savoir qu'Il vous écoute et que vous êtes unique !

Bonne journée.

David-Yits'haq Trauttman