La simplicité breslev

La simplicité breslev

Être simple est sans doute le conseil le plus précieux que nous a livré Rabbi Na'hman de Breslev. Il fallait y penser. À une époque où il est honteux de ne pas avoir étudié à l'université, que notre Q.I. est plus important que ce que nous avons dans le cœur et où être simple est souvent perçu comme être simpliste, le conseil de Rabbi Na'hman peut nous sauver du naufrage spirituel vers lequel nous courons à grandes enjambées.

La simplicité, ce n'est pas la bêtise

Si la simplicité n'est guère recherchée, c'est sans doute qu'elle ne nous permet pas de nous adonner à un sport largement répandu : la recherche du respect par nos pairs. L'être humain est d'une nature prétentieuse et il n'hésite pas à l'être d'autant plus si cela lui offre la possibilité de s'éloigner du Divin.

La recherche intellectuelle qui nous éloigne de nos racines saintes est ce que condamnait Rabbi Na'hman. Vouloir se substituer à l'Autorité divine peut être tentant pour certains, mais le plus souvent, cela se fait au prix de la malhonnêteté intellectuelle. Les inventeurs de l'histoire de l'apparition de l'univers et du “big-bang” sont des menteurs et ils le savent pertinemment. Il est simplement regrettable que nous les croyions, alors qu'eux-mêmes doivent avoir honte de leurs idées et de leur façon de les défendre.

Être simple, c'est admettre nos limites intellectuelles et reconnaître que certains concepts se trouvent au-delà de l'entendement humain. La personne qui révèle la beauté de son cœur est plus proche du statut d'être humain – même si elle n'a pas le baccalauréat – que celle dont la vie est guidée par la vantardise, le bluff et les mensonges.

Nous pouvons faire preuve – lorsque nous le désirons – de toutes sortes de contorsions intellectuelles lorsque nous désirons arriver à nos fins. À l'inverse, être simple signifie vouloir servir D-ieu avec une émouna (foi) complète et innocente. Lorsqu'il nous est possible de comprendre ce qu'Hachem attend de nous, nous devons faire tous les efforts pour y parvenir. Cependant, lorsque cela est impossible, il ne faut pas hésiter à s'en remettre à l'émouna.

Une seule chose compte : D-ieu

Les départements des universités sont remplis de professeurs réputés. Pourtant, les paroles qui y sont prononcées révèlent la véritable nature du “savoir” universitaire : recherche des honneurs, mensonges de toutes sortes et autres mesquineries font légion. De fait, la place où devait se concentrer le plus pur savoir humain, ressemble à un forum d'internautes du dimanche. La différence entre les deux est que les premiers reçoivent des revenus conséquents pour propager leurs bêtises.

Si nous nous concentrons sur le fil conducteur de notre vie – servir D-ieu dans la plus grande simplicité possible – il nous sera plus facile de se détacher de ce monde de coquins et de vauriens. Lorsque l'heure de la fin de notre vie sonnera, nos diplômes universitaires ne seront d'aucune utilité. Plutôt, on nous demandera : “Qu'avez-vous fait pour D-ieu durant votre vie ?” ; “Avez-vous pleuré de vos faiblesses et de vos erreurs ?”

C'est l'être humain dont le cœur est brisé qui l'est certainement, pas celui dont l'orgueil lui fait penser qu'il possède une quelconque valeur.