L'émouna - la foi : une définition (2)


(Pour lire le premier article de cette série, cliquez ici.)

Après avoir expliqué que l'émouna (la foi) commence avec D-ieu, je désire aborder aujourd'hui le deuxième aspect de l'émouna : la place que nous devons accorder à la Tora (Bible).

La Tora représente la Parole divine, telle que l'a reçue Moché Rabbénou (Moïse notre maître) au Mont Sinaï. L'Origine divine de la Tora ne doit faire l'objet d'aucun doute dans notre esprit. Chaque mot et chaque lettre de la Bible ont été dictés par Hachem à Moïse et il ne nous appartient pas de changer une seule lettre de cet héritage saint.

Manifestation du Désir divin

En admettant que c'est D-ieu qui nous a donné la Tora, nous devons également accepter l'idée que celle-ci représente le désir du Maître du monde. Ainsi, l'ensemble des commandements et des conseils que nous trouvons dans la Bible ne doivent pas être pris à la légère : tous s'adressent à nous et leur origine justifie que nous leur accordions la plus grande importance.

Cela ressemble à un père qui formulerait des recommandations d'une grande valeur à son fils. Que penserait le père si son fils ne l'écoutait pas avec une attention soutenue ? Que dirait le père s'il savait que son fils n'a pas l'intention de suivre ses commandements ? Nous sommes tous-tes les enfants d'Hachem ; les Paroles et le Désir divins doivent être mis au premier rang de nos obligations quotidiennes. C'est à propos de notre volonté en la matière que D-ieu nous juge.

Plutôt que de considérer les commandements bibliques comme des entraves à la liberté, nous devons les percevoir comme autant de moyens que le Créateur nous donne pour nous rapprocher de Lui. Imaginons un mari qui désirerait montrer son amour à sa femme, sans savoir ce que celle-ci désire. Mis dans cette situation, il lui serait impossible de faire un pas vers elle : il aurait trop peur de commettre de graves erreurs qui, en fin de compte, l'éloigneraient de sa femme !

C'est pour cette raison qu'il nous est impossible de déclarer : “Maître du monde ! Je T'aime, au-delà de ce que Tu m'as commandé de faire. Toi seul sait ce qui se trouve au fond de mon cœur et l'amour que je Te porte, même si je ne désire pas respecter ce qui est écrit dans Ta Tora.” Pour nous convaincre de la fausseté d'un tel discours, nous n'avons qu'à imaginer un mari qui ferait l'opposé de la volonté de sa femme, pour lui déclarer ensuite son amour. Vous admettrez que ses chances de réussite sont nulles. Il en va de même avec D-ieu.

Pour conclure ce très bref aperçu, notre émouna en la Tora inclut notre foi en la Loi écrite et en la Loi orale (celle-ci incluant l'enseignement des Tsadiqim). La Loi écrite, c'est la Bible ; la Loi orale, c'est principalement le Talmud. Étudier ces textes, c'est étudier la Parole divine. Les ramifications de ces textes se retrouvent dans les halakhoth (les lois juives) que nous devons étudier afin de respecter, chaque personne selon ses capacités intellectuelles et le temps disponible dont elle dispose.

Lors d'un prochain article, nous discuterons de l'importance des Tsadiqim (les Justes) pour notre émouna.

Suite...