Souffrir, c'est oublier D-ieu



Nous pensons souvent que nos difficultés et nos souffrances s'expliquent par leur nature. Étant difficilement supportables par l'être humain, nous trouvons logique – lorsque nous les subissons – de souffrir. Pourtant, nous devons réaliser que les différents modes d'expression de souffrance et d'afflictions et notre façon de les vivre sont dus seulement à cause de notre manque de discernement, de savoir.

De fait, la personne pourvue d'un discernement important ne connaît pas la souffrance, ni les difficultés. Cette personne sait avec certitude que tout est voulu par la Providence divine. Partant, elle ne ressent aucun affliction ni souffrance. Le fait que D-ieu ait décidé ce qui lui arrive la satisfait entièrement.

Un exemple parmi d'autres : la personne qui vient de perdre son emploi peut vivre cela comme un désastre d'une dimension incalculable. D'autre part, elle peut relativiser sa situation en se disant que c'est du Ciel que la décision a été prise et qu'elle ne peut donc être qu'en sa faveur.

Les douleurs incontournables

Il existe des douleurs que nous ne pouvons ignorer. Celui-ci s'est fracturé le pied ; celui-là a une rage de dent… Dans ces cas, il est impossible de dire que nous ne sentons pas la douleur. L'expérience montre que toutes les personnes victimes atteintes de ce type de maux souffrent, même si le degré de douleur peut varier extrêmement d'une personne à l'autre.

Même si ces douleurs sont incontournables, la vérité est que l'individu doté d'une forte dose de discernement ressent la douleur à un degré moindre que les autres. Pour lui, ces souffrances sont légères et supportables, tandis que pour ses compatriotes, elles les perçoivent avec une gravité plus prononcée.

Le fait de savoir qu'un pied cassé ou qu'une rage de dent est aussi une décision céleste, rend leur nature plus acceptable. Il est possible de faire la comparaison en se servant de l'exemple de deux personnes qui doivent se faire arracher une dent. La première personne est dotée de raison (il s'agit d'un adulte), tandis que l'autre ne l'est pas (il s'agit d'un enfant). À force de réflexion, l'adulte trouvera la douleur bien plus acceptable que la vivra l'enfant qu'il est impossible de raisonner.

Nous devons réaliser que toutes nos douleurs et nos souffrances dans notre vie proviennent d'un manque de discernement. Nous ignorons le fait que ces difficultés sont envoyées du Ciel et qu'elles l'ont été pour notre bénéfice. Si nous prenions réellement conscience de ce fait, c'est leur nature même qui en serait changée.

Certes, nous devons prier pour être en bonne santé, avoir une relation harmonieuse avec notre conjoint et recevoir beaucoup de plaisir de la part de nos enfants. Pourtant, lorsque les choses ne se déroulent pas comme nous le désirons – maladies, difficultés liées à satisfaire les demandes de notre conjoint, inquiétudes dues à l'attitude de nos enfants… – nous devons nous souvenir que notre douleur du moment est un signe que nous avons “décroché” du Divin.

Dans tous les cas, nous devons multiplier nos prières pour demander la Compassion divine et surtout, pour ouvrir nos yeux sur l'absence de D-ieu dans notre vie.