Servir D-ieu : de quelle façon ?

Chavou'oth est à peine fini que nous devons nous demander de quelle façon nous pouvons utiliser la Tora que nous avons reçue à cette occasion. À quoi aurait servi le don de la Tora si nous ne pouvons pas en tirer une conclusion pratique et une motivation supplémentaire pour nous rapprocher de D-ieu ?

Voir grand

Si l'on me demandait quelle est la plus grande et belle façon de servir Hachem, je pourrais répondre que le Créateur attend de nous des gestes et des actions à la taille de Sa Grandeur. Partant, il me semblerait approprié de donner une somme colossale à l'école juive de mon quartier ou à la synagogue où je prie quelques fois.

Une autre façon de montrer mon amour au Maître du monde pourrait être de consacrer ma vie entière à Son service. Dans ce cas, chaque heure, minute et seconde de ma vie serait dédiée au Ciel et je n'aurais plus aucune notion de l'aspect physique de la vie.

Une autre possibilité : celle de mourir pour le Nom de D-ieu. Après tout, tellement d'imbéciles le font tous les jours à travers le monde que moi aussi, je pourrais sauter dans le train du : “Tout pour D-ieu !”. Il me suffirait de trouver une cause qui en vaille la peine et le tour serait joué.

Avec un peu plus de temps devant moi, je pourrais ainsi continuer à penser à toutes les formes que mon Service divin pourrait prendre. Je ne penserais qu'à servir le Ciel et toutes mes pensées seraient hors de ce monde. Je serais un être différent de ce que je suis aujourd'hui et je pourrais enfin espérer passer avec succès l'examen final de ma vie.

Une question de mesure

Rabbi Na'hman de Breslev nous fournit une question intéressante. Selon le père de la pensée breslev, la révélation de la gloire de D-ieu est grande lorsque “les individus qui en sont extrêmement éloignés s'approchent également de Son service. C'est de cette façon que Son nom est honoré ici-bas et au Ciel.”

Quelle révélation ! Moi qui pense le plus souvent qu'il est sans doute plus rapide de parcourir à pied la distance qui me sépare de la lune que celle qui me sépare d'Hachem, je sais enfin ce que je dois faire. Lorsque je me rapproche de Lui – même que de quelques centimètres – j'accorde à mon Créateur l'honneur qui Lui revient.

Je vous l'avoue : il m'arrive à l'occasion de désespérer de pouvoir servir d'une façon convenable Hachem. Tout ce que je fais, tout ce que je dis et tout ce que j'entends dire à propos de moi me semble tellement négatif (je ne fais pas allusion forcément à la récente discussion que j'ai eu avec ma belle-mère !).

Rabbi Na'hman me redonne vie ! Grâce à lui, je sais que la prochaine bénédiction que je ferai avant de manger ou de boire sera une opportunité unique de montrer mon amour à Hachem. Il est certain que je prendrai le temps de bien la prononcer ! De même, la prochaine fois que je pourrai faire une bonne action, je remercierai le Maître du monde pour accorder cet honneur.

En fait, c'est de cette façon que nous devons recevoir la Tora : avec des pensées positives et qui peuvent aboutir à des changements concrets dans notre vie et notre façon de servir D-ieu. Ainsi, nous aurons réellement reçu la Tora lors de la récente fête de Chavou'oth !