Azamra - Je chanterai (4)

Pour lire l'extrait de la leçon “Azamra ” du Liqouté Moharan, cliquez ici.

Avec cet article, nous concluons notre présentation de la leçon “Azamra” du Liqouté Moharan de Rabbi Na'hman.

Chercher – et trouver – en soi des bons aspects doit être une obligation pour chacun d'entre nous. Dans tous les cas et dans toutes les situations, dès l'instant où nous sentons notre moral faiblir et des mauvaises pensées nous attaquer, il nous faut immédiatement penser à ces néqoudoth tovoth (ces bons aspects) qui se trouvent en nous. Ce sont elles qui nous sauveront d'une situation où notre vie est en danger.

Je suis triste, et alors ?

La tristesse, l'inquiétude, le stress… tous ces sentiments ne sont pas appréciés à leur juste valeur. Bien souvent, nous pensons qu'il faut les éviter… sans plus. Pourtant, si nous réfléchissions réellement à leur véritable nature – et à leurs origines – il serait plus facile de comprendre pourquoi nous devons les éviter comme la peste.

Une personne atteinte au moral est une personne grandement malade et en danger de mort. Qu'on y pense : a-t-on déjà entendu parler d'une personne qui s'est ôté la vie – que D-ieu nous préserve – et qui était joyeuse ? Partant, il est facile de comprendre les raisons sous-jacentes à la volonté des forces du mal à nous faire sentir mal.

Car il s'agit bien de cela : une personne qui est triste est tombée entre les bras des forces de la mort. Le seul objectif de ces forces est de nous éloigner – pour un certain temps ou pour toujours – de D-ieu et de Son service. Ces forces savent très bien qu'une personne triste en est une qui n'a pas d'énergie pour servir son Créateur.

Il est également important de savoir que ces forces du mal sont très intelligentes. Ainsi, elles se servent de prétextes – qui possèdent tous les aspects de la logique – pour nous atteindre. Ne vous attendez pas à ce qu'elles essaient à vous rendre triste avec les milliers de morts d'un tremblement de terre à l'autre bout de la planète. Elles savent que nous sommes égoïstes et que cela ne nous atteint pas vraiment.

Plutôt, ces forces nous mettent face à des faits qui touchent de près notre cœur : “Te rends-tu compte du mal que tu fais à ta femme ?” ; “N'es-tu donc pas capable de nourrir d'une façon décente ta famille ?” ; “Crois-tu que D-ieu soit satisfait de ta façon de prier ?” Etc.

Faisons nos propres mélodies !

Lorsque nous parvenons à apercevoir le bon parmi le mauvais, nous attirons sur nous un air de vie, l'air de la joie et du bonheur. C'est avec cette inspiration nouvelle que nous pouvons composer les plus belles chansons du monde, celles qui ne gagneront jamais le concours de l'Eurovision !

“Maître du monde ! Merci de m'avoir fait juif. Te remercierai-je un jour assez de T'offrir à mes services pour venir à mon aide ? Moi qui suis tellement éloigné de Toi et si égoïste ! Quel bonheur de savoir que Tu m'aimes, malgré tout ! Etc.” Ces prières sont les nôtres et leur beauté dépasse celles qui sont écrites dans les livres des prières. Même s'il n'est pas question qu'elles les remplacent, pour quelle raison ne les ferions-nous pas entendre au Ciel à chaque opportunité ?

Ces chansons nous permettent de remporter le premier prix de tous les concours mondiaux. Ne nous en privons pas ! Chantons, chantez à tue-tête et aussi souvent que nous vous le pouvez. Remercions et louons Hachem pour nous aimer de la sorte. Quel ne serait pas notre malheur d'être réellement seuls et abandonnés par Lui !

Cet enseignement de Rabbi Na'hman est un fondement de la pensée breslev. Il devrait devenir un aspect intégral de notre vie quotidienne. À chaque montée de stress, souvenons-nous du message de fraîcheur qui vient d'Ukraine : “Chantez ! Soyez heureux ! C'est ainsi que vous désire le Maître du monde ! Pouvons-nous Lui refuser encore longtemps cette preuve d'amour ?”