Une petite pièce pour une grande claque



La lumière du soleil brille d'une façon continue, matin ou soir, jour… ou nuit. Lorsque l'obscurité nous entoure, c'est uniquement la terre qui obstrue la lumière du soleil. C'est la terre qui empêche la lumière de se répandre à pleine force le matin, le soir et qui la bloque entièrement la nuit.

Cela est également vrai pour le Tsadiq. De lui-même, il brille toujours. L'obstacle qui empêche de recevoir sa lumière s'explique toujours par la nature du receveur. Dans ce cas aussi, sa lumière est bloquée à cause de la terre, à cause du fait que nous pensons qu'à la terre : ses plaisirs, son matérialisme…

La lumière de la Tora – représentée par le Tsadiq – est donc bloquée par ce monde. C'est lui qui nous empêche de recevoir la Lumière divine à sa juste mesure. Même si le monde ne représente rien par rapport à la Tora, il nous empêche de recevoir la Tora qui est des milliers de fois plus grande, importante.

Cependant, ceci semble difficile à expliquer : de quelle façon une petite chose tel que le monde peut-elle bloquer une chose immense, plusieurs milliers de fois sa taille ?

La réponse est facile à comprendre si nous utilisons un exemple : une petite pièce d'argent – tenue devant nos yeux – nous empêche de voir une montagne. Même si la montagne est des milliers de fois plus grande que la pièce d'argent, parce que celle-ci se tient devant nos yeux, elle bloque notre vue au point où il nous devient impossible de voir quelque chose des milliers de fois plus grand.

La même chose se produit lorsqu'une personne est submergée dans les futilités de ce monde : il lui semble qu'il n'existe rien d'autre et rien de meilleur que ce monde. Pourtant, ce monde est petit et insignifiant. Mais lorsqu'on le met devant nos yeux, il nous empêche de voir la grande et merveilleuse lumière de la Tora. (Inspiré du Likouté Moharan de Rabbi Na'hman de Breslev, I, 133)