Penser à la vie

James Scudamore – L'homme pensant
Celui qui désire parvenir à mener à terme la tâche qu'il a entreprise doit rester concentré sur ce qu'il fait. Rien ne doit perturber son attention et aucune interférence extérieure ne doit attirer son attention.

Plus la tâche à réaliser est difficile, plus elle exige une grande attention. Balayer son jardin permet éventuellement de rester moyennement concentré sur son travail. À l'opposé, on attend d'un chirurgien qu'il ne pense pas à ce qu'il mangera le soir pendant qu'il opère un malade !

Y a-t-il quelque chose de plus sérieux que la vie ? Existe-t-il une activité plus importante que de bien mener à terme le nombre d'années que nous passons sur terre ? Partant, nous devrions réfléchir en utilisant le maximum de notre capacité intellectuelle sur la façon de mener notre barque à bon port. Pourtant, qu'en est-il ?

Nous passons beaucoup de temps à penser à des futilités, à des choses temporelles et aux différents moyens d'assouvir nos désirs (alimentaires, vestimentaires, sensuels…). En d'autres termes, nous oublions le principal, pour penser au secondaire. La conséquence de cet oubli est de laisser la porte ouverte à toutes les confusions, les doutes et autres désagréments de la vie.

Cependant, si nous ne perdions pas de vue que notre vie en vaut la peine, nous resterions concentrés sur l'objectif à atteindre. Cela nous permettrait d'ignorer les différentes “interruptions” et confusions qui se dressent dans notre rapprochement quotidien de D-ieu.

En étant concentré, rien ne peut nous perturber. Plutôt, nous faisons ce que nous devons faire dans notre service de D-ieu. Cette concentration – qui est une preuve d'émouna (de foi) – nous fait rejeter d'un revers de main les obstacles qui ne manquent pas de se dresser : dans nos prières, dans notre étude…

Si nous restons concentrés, nous nous tenons également éloignés de l'énervement, du stress et de la tristesse. Nous prenons les choses au rythme où elles arrivent, sans nous soucier du pourquoi et du comment.

Ce que nous venons de décrire est un aspect important de notre rapport avec le Divin. Heureuse est la personne qui ne l'oublie pas.