Un mode d'emploi précieux (2)

(Réparations...)

Nous avons expliqué les raisons pour lesquelles il est de la première importance de connaître quelques règles de base si l'on désire mener sa vie avec plus de précision. Nous abordons aujourd'hui le concept de “réincarnation” de “réparations.”

Cela pourra surprendre certains, mais le concept de réincarnation existe bel et bien dans le judaïsme et il n'est pas particulièrement nouveau. Ainsi, la plupart d'entre nous sommes des réincarnations de personnes qui ont vécu avant nous, quelques fois peu de temps avant notre naissance, d'autres fois il y a très longtemps.

Lorsqu'un être humain est envoyé sur terre, il l'est dans le but de réparer ce qu'une personne n'a pas pu faire avant lui. Par exemple : le Saint Yossef Karo, l'auteur du Choul'han 'Aroukh, a dû être renvoyé sur terre car à son décès, il n'était pas entièrement parfait. Lorsqu'il était âgé de huit jours, on n'avait pas pu le circoncire à cause son état physique très faible. Dans la mesure où la circoncision doit se faire lorsque le nouveau-né a exactement huit jours, cela fut considéré comme un amoindrissement des mérites qu'il avait accumulés durant toute sa vie.

Nous ferions bien de ne pas prendre cet exemple pour l'appliquer à nos personnes. Nos fautes sont tellement nombreuses, qu'il y a bien longtemps que D-ieu ne considère plus une circoncision faite après huit jours comme un amoindrissement quelconque !

Toujours est-il que pour Yossef Karo, cela représentait un problème majeur. Son entré au Paradis en était remise en question ! La solution fut trouvée : il fallait que ce grand Sage soit renvoyé sur terre afin qu'il soit circoncis à exactement huit jours. C'est ce qui arriva. Dans une famille juive, un nouveau-né fut accueilli, circoncis à exactement huit jours, et... mourut le même jour. Sa mission ayant été accomplie, il n'avait aucune raison de continuer à vivre.

Cette histoire démontre que la personne qui ignore l'existence de “réparations” à effectuer en fonction d'une vie précédente, peut avoir énormément de difficultés à expliquer les évènements de la vie de tous les jours.

Il en va ainsi pour nous-mêmes. Certes, nous ne savons pas avec exactitude quelle est la nature des réparations que nous devons effectuer, mais nous pouvons prêter attention à ce que nous aimons faire et à ce que nous n'aimons pas faire ; à ce que nous faisons bien et à ce que nous faisons sans rencontrer de véritable succès.

Si nous éprouvons du plaisir à faire telle ou telle chose ou si nous réalisons que nous sommes plus doué(e)s dans un domaine plutôt que dans un autre, cela est peut-être une indication des réparations que nous devons effectuer. Dans la mesure où nous n'en sommes pas certains, nous ne devons jamais délaisser ce que nous n'aimons pas faire ou ce qui nous est difficile de faire. Plutôt, nous devons nous appliquer à faire tout cela avec attention.

Pour les choses que nous aimons faire ou pour lesquelles nous sommes doué(e)s, nous devons multiplier nos efforts, mettre tout notre cœur et nous appliquer du mieux que nous pouvons. C'est principalement dans ces choses que nous éprouverons le plus de joie.

Savoir tout cela est utile. Rien ne sert de se morfondre à propos des choses qui nous sont difficiles. Sans doute, elles n'entrent pas dans les réparations que nous devons faire de notre vivant !