L'épanchement de l'âme (19)



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Il extrêmement bénéfique de laisser aller ses pensées devant D-ieu, en faisant appel à Sa miséricorde et en Le suppliant, tel un enfant qui désire se faire pardonner devant son père. De fait, D-ieu ne nous a-t-il pas déjà nommé Ses enfants tel qu'il est dit (Deutéronome 14:1) : “Vous êtes les enfants de l'Eternel, votre D-ieu.” C'est pour cela qu'il est extrêmement bénéfique d'exposer ses pensées et ses difficultés devant D-ieu, tel un enfant qui se plaint devant son père en une attitude remplie de grâce et qui fait appel à sa clémence. Cela est le cas même si on dit de cet enfant qu'il importune son père.

Même s'il nous semble que selon nos actions, nous ne pouvons plus être appelés un enfant de D-ieu, n'est-il pas écrit dans le verset cité précédemment qu'il en est autrement ? De plus, n'est-il pas dit (Qidouchin 36a) : “Peu importe que vous soyez un enfant comme ceci ou comme cela, on vous appelle les enfants de D-ieu.” Cela signifie que nous devons penser : “Il dépend de moi de faire ce que je dois et de me comporter comme le ferait Son enfant.”

Si une personne peut éveiller son cœur avec des supplications et atteindre le niveau où les larmes coulent de ses yeux, cela est très bien. Cela correspond à ce qu'un fils ferait devant son père.

Si'hoth HaRan 7