L'épanchement de l'âme (17)

(Max Howell)

Dans les Si’hoth Haran 74, Rabbi Na'hman a dit qu'à l'occasion, une personne peut ressentir aucun enthousiasme pendant la prière. Dans ce cas, cette personne doit créer d'elle-même l'enthousiasme et l'excitation pour que son cœur brûle pour la prière.

Ainsi, une personne peut à l'occasion feindre la colère jusqu'au point où celle-ci apparaît réellement. Ceci correspond à ce que les personnes ont l'habitude de dire : “Cette personne se pousse à être colérique.” Il en va de même en Sainteté et plus particulièrement pour la prière. Nous avons besoin quelques fois de nous forcer à la colère, de feindre l'enthousiasme et d'amener le feu dans notre cœur lorsque nous prononçons les mots de la prière.

Dans ce cas, “cette personne se pousse à être colérique.” Grâce à cela, nous produisons véritablement un grand enthousiasme, pendant ce qui est devenu une véritable prière.

On m'a rapporté que Rabbi Na'hman avait dit qu'à l'occasion, une personne peut avoir des pensées de repentir et se languir de D-ieu, tandis qu'elle se trouve à un certain endroit.

Cette personne doit se renforcer précisément dans cet endroit dans cette pensée de repentir et de désir ardent. Par exemple, elle peut prononcer selon le cas, des supplications, des requêtes ou son désir ardent ; elle peut faire cela à voix haute ou dans son cœur. De fait, cette personne ne doit pas attendre ; elle ne doit pas bouger de sa place [avant d'avoir prononcé ces paroles.]

Cela est également le cas si l'endroit où se trouve cette personne n'est pas propice à de telles paroles. Ainsi, même s'il ne s'agit pas d'un endroit réservé à l'étude de la Tora ou à la prière et que cette personne est, par exemple, entrain de voyager, elle doit [prononcer ces paroles immédiatement.] La raison en est que si elle poursuit son voyage, elle peut oublier sa pensée.

Nous avons vu Rabbi Na'hman lui-même agir de la sorte à plusieurs reprises.

Liqouté Moharan II, 1:24