L'épanchement de l'âme (14)

(Homme pendant la prière au Mur des lamentations)

L'aspect principal de la prière réside dans le concept de “deveqouth” (“attachement”) à D-ieu. Ainsi, il serait préférable de prier dans notre langue natale car lorsque nous prions dans la langue que nous parlons, notre coeur est proche et s'attache beaucoup aux mots de la prière. Conséquemment, il est possible de s'attacher soi-même bien plus à D-ieu.

Cependant, les membres de la Grande assemblée ont déjà décrété pour nous un ordre spécifique de la prière. (La raison en est qu'en exil, les personnes avaient perdu la possibilité de prier d'une façon adéquate). Ainsi, nous obligés de prier en hébreu [si nous comprenons cette langue] en suivant l’ordre établi des prières.

Pour autant, l’essentiel consiste à se concentrer sur le sens simple des mots ; ceci est l’essence de la prière, lorsque nous prions D-ieu pour toutes les choses dont nous avons besoin. Grâce à cela, nous nous attachons à D-ieu. (D’autre part, certaines personnes prient en utilisant les méditations kabbalistiques. Si une personne n’est pas prête pour cela, elle commet une grande faute (Consulter les Si’hoth HaRan 75)).

Les personnes qui parlent toujours en hébreu – comme cela est le cas notamment en Eretz Israël – n’ont pas besoin de penser à un sens spécifique pour chaque mot ; il leur suffit de prêter attention à ce qu’elles disent. Ceci constitue l’aspect principal de la concentration qu’elles doivent avoir pendant leur prière.

En ce qui concerne les véritables Tsadiqim (Justes), les personnes de grande vertu, toutes les méditations du Arizal représentent le sens simple de chaque mot ; cela signifie que le sens simple des mots inclut toutes les méditations.

Liqouté Moharan II, 120