Des miracles


Croire en D-ieu signifie croire aux miracles. Ceux-ci n'ont pas toujours l'aspect spectaculaire de l'infirme qui se lève soudainement de sa chaise roulante. En fait, selon le principe que D-ieu rend son intervention dans ce monde-ci la plus anodine possible, le miracle prend souvent la forme d'un envoyé dont la mission consiste à remplir la Volonté divine. Pour une personne malade, cet envoyé peut prendre la forme d'un médecin ; pour une personne en recherche d'emploi, l'envoyé revêt les habits d'un responsable d'entreprise ; pour un pauvre, l'envoyé peut être une personne qui se trouve au bon endroit et au bon moment pour donner de quoi manger à la personne qui en a besoin...

Croire en D-ieu, c'est croire en Sa capacité à modifier le cours de la nature. Ainsi, celui ou celle qui prie pour trouver un moyen de subsistance, demande à D-ieu d'intervenir en sa faveur et de lui trouver un emploi qui, autrement, aurait été offert à une autre personne. Il s'agit d'un changement dans le cours naturel des choses.

Peu importe ce que nous demandons dans nos prières. Nous devons être convaincus de la possibilité de leur faisabilité. Autrement, nous insultons notre Créateur et... nous perdons notre temps.

Une personne a besoin d'argent. Elle demande à D-ieu de lui trouver l'âme charitable qui lui fournira ce dont elle a besoin. Si cette personne n'est pas convaincue de l'intervention de D-ieu lorsqu'elle rencontre cette âme charitable, sa foi n'est pas totale. Si elle dit : “Le hasard a voulu que je rencontre...” ; “J'ai eu de la chance en rencontrant...” ; “Cela n'a rien de miraculeux ! C'est simplement le hasard qui a voulu que rencontre l'âme charitable...” Toutes ces phrases sont les symptômes d'une foi défaillante et cette personnes ferait mieux de diriger ses remerciements vers Celui qui les mérite réellement.

Le pouvoir de la prière est immense. Lorsque nous nous adressons à D-ieu, nous devons prendre conscience que nous parlons à une entité qui ne connaît ni limitations, ni impératifs. Rien ne peut se dresser sur Son chemin pour déjouer Sa volonté. Si nous ne sommes pas convaincus de cette vérité, nous sommes en situation de danger.

Lorsque nous prions en terre d'Israël, nous ajoutons un avantage considérable à nos demandes. La Terre sainte correspond au concept de prière. Ainsi, prier en Terre sainte peut être comparé à chercher une information sur Internet avec l'aide d'un moteur de recherche. D'autre part, prier à l'extérieur de la terre d'Israël équivaut à chercher la même information en tapant au hasard des adresses de sites Internet : trouver ce que nous cherchons reste du domaine du possible, mais devient tellement plus difficile !

Nous devrions tous faire des efforts pour venir prier en Terre sainte. Même si nous n'habitons pas en Israël, nous pouvons y venir régulièrement... pour y prier. De plus, ceux et celles qui ne peuvent pas venir, peuvent pleurer leur désespoir de s'y rendre devant D-ieu. Si leurs pleurs sont sincères, D-ieu leur appliquera le principe bien connu : l'essentiel consiste à désirer. “Je constate que vous désirez réellement vous rendre en terre d'Israël, mais que vous en êtes empêchés. Par conséquent, J'agirais envers vous comme si vous étiez.”

Inutile de préciser que dans ce cas, ne pas vouloir se rendre en Terre sainte n'équivaut pas à pleurer parce qu'on ne peut pas s'y rendre. En la matière, seul D-ieu connaît le fond de nos pensées et de notre désir.