Nous ne sommes jamais seuls

(Poofy)

La personne qui désire emprunter les chemins du repentir doit faire appel à son courage et se renforcer constamment dans les voies de D-ieu. Peu importe que cette personne soit dans une montée spirituelle, ou dans une descente. Cela correspond à ce qui est écrit (Psaumes 139 : 8) : “Si j'escalade les Cieux, Tu es là ; si je fais de l'enfer ma couche, Te voici encore !”

En d'autres termes, même si cette personne se trouve dans une montée et atteint un niveau spirituel élevé, elle ne doit pas rester statique, ni être satisfaite de sa situation. Plutôt, elle doit être extrêmement experte dans ceci : savoir et croire qu'elle doit aller de l'avant, encore et encore. Ceci correspond à l'expertise dans la course, un aspect de : “Si j'escalade les Cieux...”

L'opposé est également vrai. Même si – que D-ieu nous protège – la personne tombe spirituellement, même dans l'enfer le plus profond, elle ne doit cependant jamais perdre espoir ; plutôt, elle doit poursuivre et chercher D-ieu. Peu importe où se trouve cette personne, elle doit se renforcer avec touts les moyens à sa disposition. De fait, D-ieu se trouve même dans l'enfer le plus profond, et dans cet endroit-là aussi, il est possible de s'attacher à Lui. Ceci correspond à : “... Si je fais de l'enfer ma couche, Te voici encore !” ; dans ce cas, on parle d'expertise du retour. La raison est qu'il est impossible d'emprunter les chemins du repentir, à moins de posséder ces deux types d'expertise.

Rabbi Na'hman de Breslev était très méticuleux lorsqu'il a emprunté le mot “d'expertise”. De fait, il s'agit d'une très grande expertise pour une personne lorsqu'elle mérite de savoir ce qu'elle doit faire pour se donner du mal et peiner d'une façon continue dans le service de D-ieu, en espérant pendant tout ce temps atteindre un niveau spirituel plus élevé, tout en ne permettant à rien de la faire chuter. Même si la personne est ce qu'elle est – que D-ieu nous protège – elle ne se décourage cependant pas. Ainsi, elle remplit ce qui est écrit dans le verset : ““... Si je fais de l'enfer ma couche, Te voici encore !”

Commentaire de Rabbi Nathan de Breslev sur le Liqouté Moharan I, 6:11.