L'épanchement de l'âme (8)


À propos d'Hitbodedouth, Rabbi Na'hman a insisté à plusieurs reprises pour que nous prenions l'habitude – tous les jours – de parler à Hachem. Le Rabbi a également apporté la précision suivante : dans le cas où aucun mot ne sortirait de notre bouche, si nous parvenons tout de même à prononcer un seul mot, cela est tout de même très bien.

De fait, si nous pouvons prononcer qu'un seul mot, nous devenons restés fermes et le prononcer à plusieurs reprises, sans compter. Même si cette situation se reproduit pendant plusieurs jours – et que ce mot est la seule chose que nous pouvons prononcer – cela est également bien. Si nous sommes déterminés et courageux et que nous prononçons ce mot un nombre infini de fois, Hachem éprouvera de la compassion à notre égard et finira par ouvrir notre bouche. Alors, nous pourrons formuler les paroles que nous désirons.

Liqouté Moharan II 96

Le Rabbi nous a appris que la parole possède une force extrêmement puissante. Ainsi, il est possible de parler à un revolver et de le rendre incapable de tirer. Comprenez bien cela.

Si l'on saisit cet aspect spécifique de la parole, il devient possible de parler longuement pendant hitbodedouth et de prononcer des paroles merveilleuses, peu importe la langue dans laquelle on s'exprime. Le Rabbi nous a encouragés fortement – à plusieurs reprises – à rester déterminés à pratiquer régulièrement hitbodedouth et à parler à notre Créateur. Il a même dit qu'il serait bon pour chaque personne de faire hitbodedouth du matin au soir, tous les jours.

Cependant, dans la mesure où tout le monde ne peut pas se comporter de la sorte, il faut que chaque personne consacre une heure à hitbodedouth car cela est également très bon. D'autre part, si une personne pense qu'elle est suffisamment forte – et qu'elle désire prendre sur elle-même le joug du véritable Service divin – elle doit consacrer ses jours entiers à hitbodedouth. De fait, il est écrit dans la Guemara Berakhoth 21a : “Si une personne pouvait seulement prier tout le jour ! ”

Liqouté Moharan II 96