L'épanchement de l'âme (7)


Lorsque nous méritons de faire hitbodédouth, parler à D-ieu, dire les Tehilim (Psaumes) et formuler nos supplications et nos demandes du plus profond de notre cœur et avec une sincérité totale, cela est extrêmement bénéfique. De plus, si tout cela peut nous amener à pleurer, tel un fils devant son père, quel mérite !

Cependant, si nous disons les Tehilim et que nous formulons nos supplications et nos demandes en pensant que cela nous fera pleurer, cela n'est pas bon. Plutôt, une telle attitude possède toutes les chances de rendre notre esprit confus car nous serons alors dans l'impossibilité de réciter nos supplications de tout notre cœur et en toute simplicité.

Pendant la récitation des supplications et de nos demandes, nous devons nous éloigner de toutes les sortes de pensées étrangères. Nous devons penser seulement aux mots que nous prononçons devant D-ieu. Cela est identique à ce qui se produit lorsque nous parlons à une tierce personne.

Si nous agissons de la sorte, il sera beaucoup plus facile pour notre cœur de s'éveiller spirituellement. En fin de compte, nous parviendrons à pleurer réellement. Cependant, si nous pensons et nous attendons à pleurer, ceci n'est pas convenable. La conséquence d'une telle attente sera de rendre notre récitation confuse. De fait, lorsque nous pensons et nous attendons à pleurer, cela est aussi une pensée étrangère et celle-ci dérangera notre concentration. Dans cette situation, nous ne pouvons plus entendre correctement ce que nous disons.

L'essentiel consiste à parler en toute sincérité devant D-ieu, sans aucune autre pensée. Si nous méritons de pleurer sincèrement, ceci est certainement bien; cependant, si nous n'y parvenons pas, cela ne doit pas représenter un problème. Dans tous les cas, cela ne doit pas déranger notre conversation.

Liqouté Moharan II 95