L'épanchement de l'âme (10)



L'essence de l'hitbodédouth parfaite et du dialogue idéal que nous établissons avec D-ieu consiste à s'adresser au Créateur jusqu'au moment précis où notre âme est sur le point de nous quitter, où nous expirons presque, que D-ieu nous préserve. À ce moment, notre âme est attachée à notre corps seulement par un fil dont l'épaisseur est celle d'un cheveu. Ceci s'explique d'une part, par notre immense chagrin [dû à notre éloignement de D-ieu] et d'autre part, par notre véritable désir ardent et aspiration sincère pour nous rapprocher de Lui.

Ceci correspond à ce qui est écrit dans la Guemara Ta'anith 8a, selon laquelle la prière d'une personne est entendue seulement lorsqu'elle met son âme entre ses mains.

Lorsque nous faisons hitbodédouth, D-ieu nous aide à trouver nos paroles, un peu comme si nous parlions à un ami. De fait, nous devons nous habituer à parler à D-ieu, comme si nous parlions à notre Rav ou à notre ami. “Toute la terre est pleine de Sa gloire ! ” (Isaïe 6:3) et D-ieu se trouve dans tous les endroits.

Liqouté Moharan II, 99

Il est impossible pour un homme – du plus petit au plus grand – d'être un homme kacher sans faire hitbodédouth. Le Rabbi a mentionné un nombre important de Sages célèbres et précisé qu'aucun d'entre eux n'aurait pu atteindre ce niveau sans hitbodédouth.

Le Rabbi nous a raconté l'histoire d'un homme simple qui était le petit-fils du Ba'al Chem Tov. Cet homme parlait constamment à D-ieu, en pleurant abondamment. Le Rabbi nous a dit que les descendants du Ba'al Chem Tov étaient plus habitués que les autres à un tel comportement. De fait, ils sont les descendants du Roi David. Le Roi David parlait sans cesse à D-ieu et ce dialogue représente l'essence du livre des Psaumes qu'il a rédigé.

Liqouté Moharan II, 100