Lois relatives au voyageur et à l’invité pendant H’anouka


Une personne qui part en voyage pendant H’anouka avec toute sa famille, de sorte qu’il n’y a personne qui allume chez lui ; si cette personne participe financièrement aux frais d’hébergement, elle est tenue de donner également une participation pour les Nerot de H’anouka, ou bien que son hôte lui en face cadeau (et dans ce cas, le chef du foyer ajoutera un peu d’huile dans les Nerot pour son invité). Dans cette situation, cette personne, ainsi que sa famille, est quitte par l’allumage de celui qui les héberge.

Mais si cette personne voyage seul, et que sa femme ou ses enfants (religieusement majeurs) allument à la maison, cette personne n’est pas tenue de participer financièrement à l’allumage de celui qui l’héberge, car, comme nous l’avons expliqué dans une précédente Halah’a, la Mitsva de l’allumage de H’anouka incombe l’individu et son foyer. Ce qui veut dire que dès l’instant où l’on allume dans son foyer, cet individu est quitte là où il se trouve.

Cependant, selon la tradition des Ashkénazes selon laquelle, chaque membre de la famille allume ses propres bougies, il y a une discussion parmi les Poskim (décisionnaires) concernant cette personne en voyage :

Selon certains, cette personne est tenue d’allumer là où elle se trouve.

Selon d’autres, elle n’est pas tenue d’allumer.

Le Gaon Rabbi David YOSSEF Chlita écrit que même s’il est plus juste de ne pas allumer dans ce cas là, si toutefois cette personne désir ne pas s’acquitter par l’allumage qui est effectué à son foyer et allumer elle-même ses propres Nerot là où elle se trouve, cette personne (Ashkénaze) est autorisée à le faire, et même si elle désire réciter les Bérah’ot sur l’allumage, ça lui est autorisé.

Mais pour les Séfarades, cette personne absente de chez elle n’a pas le droit d’allumer avec Berah’a là où elle se trouve, dans la mesure où l’on allume dans son foyer.

Lorsque l’on est hébergé chez un ami (et que personne n’allume à la maison), et qu’on ne lui paye pas une participation aux frais d’hébergement (nourriture, gîte, etc …), comme c’est généralement le cas, selon certains Poskim, on est quitte par l’allumage du chef de la maison, et on n’est pas tenu de lui payer une participation aux frais de l’allumage.

Selon d’autres Poskim, on doit quand même lui payer une participation aux frais de l’allumage pour être quitte de son allumage.

Le Gaon Rabbi David YOSSEF Chlita écrit qu’il est bon de s’imposer la H’oumra (rigueur) et de participer aux frais de l’allumage, même lorsque l’on ne participe pas aux frais de l’hébergement.

Selon la tradition des Ashkénazes selon laquelle, chaque membre de la famille allume ses propres Nerot, cet invité peut avoir la Kavana (la pensée) de ne pas s’acquitter par l’allumage du chef de maison, et peut allumer ses propres Nerot avec les Bérah'ot.