Les 10 jours de Téchouva


Il existe des choses que nos maîtres nous ont interdites, bien qu’elles ne représentent pas d’interdictions selon la Torah. Par exemple, le pain des non-juifs.

Même si du temps de nos maîtres, il n’y avait aucune crainte de présence d’un réel interdit dans le pain des non-juifs, car ils ne mélangeaient à la pâte aucun ingrédient interdit, malgré tout, nos maîtres ont interdis (dans le traité Avoda Zara 36b) de consommer le pain des non-juifs, afin que le peuple d’Israël ne tisse pas des liens d’amitié trop forts avec les non-juifs, et qu’on en arrive à épouser leurs filles.

Cependant, les Poskim (décisionnaires) écrivent que ce décret ne s’est pas répandu dans toutes les régions, car il existe certaines régions où l’on n’avait pas le choix, et puisque le pain occupe une place de grande importance dans l’alimentation de l’être humain, on avait l’usage - dans ces régions – de s’autoriser la consommation du pain des non-juifs, et les juifs de ces régions n’ont jamais acceptés sur eux ce décret interdisant la consommation du pain des non-juifs.

(Tout ceci uniquement lorsqu’il n’y avait pas la moindre crainte de présence d’un ingrédient interdit dans le pain des non-juifs, mais lorsqu’il y a lieu de craindre la présence d’un réel ingrédient interdit dans ce pain, par exemple, lorsque l’on peut craindre des vers dans la farine avec laquelle on fabrique le pain, ou autre, il n’y a pas la moindre autorisation.

Même lorsqu’il n’y a pas le risque d’un réel interdit, il ne faut pas autoriser dans toute situation, mais uniquement dans certains cas précis, à la condition qu’il s’agisse du pain d’un boulanger professionnel qui exerce – de façon régulière - la vente du pain, ainsi que sous d’autres conditions que nous ne pouvons pas détailler ici)

MARAN l’auteur du Shoulh’an Arouh’ écrit dans les Halah’ot relatives aux 10 jours de Téchouva (chap.603) :

« Même une personne qui n’est pas spécialement vigilante vis-à-vis du pain des non-juifs durant toute l’année - car elle se réfère au fait que certains ont l’usage de se l’autoriser - malgré tout, elle doit veiller à ne pas en consommer au moins durant les 10 jours de Téchouva. »

En effet, durant cette période, l’individu doit être très vigilant vis-à-vis du moindre risque d’interdit, même lorsqu’il s’agit d’une chose où il y a peut-être lieu d’autoriser, on doit s’imposer la rigueur et ne pas se l’autoriser. Tout ceci, même lorsqu’il s’agit de choses où il y a réellement matière à autoriser, à fortiori lorsqu’il s’agit de choses dans lesquelles il y a de réelles craintes à de véritables transgressions, vis-à-vis desquelles il faut être vigilant toute l’année, et en particulier ces jours-ci.

Par conséquent, il faut attirer l’attention en cette période sur un sujet extrêmement important :

Il est de notoriété que l’opinion de la quasi-totalité des décisionnaires interdit rigoureusement le port de la perruque pour une femme mariée lorsqu’elle est en public. Le Gaon auteur du livre HAFLAA et son Beit Din avaient même décrété que toute femme mariée qui porterait une perruque serait excommuniée (mises-en H’erem). Notre grand maître le Rav Ovadia YOSSEF Chlita met lui aussi en garde sur ce sujet, et précise qu’il n’ya absolument pas matière à autoriser.

C’est pourquoi, les femmes qui portent malgré tout une perruque devraient avoir pitié d’elles même, et en particulier durant cette période des 10 jours de Téchouva, elles devraient s’engager durant cette période à ne pas sortir coiffées d’une perruque, même si elles n’ont pas l’intention de garder cet engagement au-delà des 10 jours de Téchouva, malgré tout, « peu vaut mieux que rien », comme l’écrit MARAN dans le Choulh’an ‘Arouh’ au sujet du pain des non-juifs.

Tout homme inspiré par l’esprit de la pureté et qui possède la crainte du Ciel, s’il sait que son épouse sort dans la rue coiffée d’une perruque, doit s’efforcer à l’influencer à ce qu’au moins durant cette période de demande de pardon, d’expiation et de jugement, elle évite de sortir coiffée d’une perruque. Par cela, la femme pourra peut-être s’engager à diminuer le port de la perruque selon ses possibilités, en acceptant de ne la porter qu’à certaines occasions, afin de s’écarter progressivement de l’interdit.

Il faut également être très vigilant, et se stimuler durant cette période afin de ne pas se heurter à la transgression particulièrement répandue de notre époque – à notre grand désarroi – de consommation d’aliments interdits dans différends restaurants ou autres établissements, car ces établissements sont placés – soi-disant – sous un prestigieux contrôle rabbinique.

Mais le grand public ignore qu’il existe des organismes de Cacherout « fictifs », qui n’exercent absolument aucun contrôle sur les établissements auxquels ils délivrent des certificats de Cacherout, et à cause de cela, les gens en arrivent à de véritables transgressions alimentaires de façon involontaire.

Par exemple : Il existe de notre époque de nombreux organismes de Cacherout, avalisés même par différends Rabbinats, qui délivrent des certificats de Cacherout sur des légumes verts – comme la laitue ou autre – sans s’assurer que ces légumes proviennent d’une production spéciale sans vers (comme les productions du Gouch Katif).

À cause de cela, le grand public se heurte de façon certaine à l’interdiction de consommer des vers, puisque ce type de légumes est connu pour être infesté de vers que l’on ne peut éliminer même au moyen d’une vérification approfondie, et la personne qui consomme ces légumes, transgresse 5 interdictions pour chaque vers consommé.

Mais le plus déplorable c’est de voir des organismes de Casherout privés, qui ne sont pas dirigés par des gens de Torah, et qui délivrent des certificats de Casherout aux établissements qui payent le prix fort, sans envoyer le moindre inspecteur dans ces endroits placés sous leur soi-disant contrôle rabbinique, si ce n’est une fois par mois pour encaisser l’argent exigé pour le droit à leur certificat de Casherout.

Ces endroits constituent de véritables lieux à très haut risque de consommation de viande non Cachere, car il est de notoriété que l’on a fréquemment trouvé dans ces endroits des caisses de viandes provenant de Gaza ou d’autres lieux étrangers.

C’est pourquoi, le grand public doit savoir être vigilant et se préserver sérieusement de consommer dans de tels endroits, en s’interpellant et en interpellant également les autres sur cette très grande faute de consommer – même par inadvertance – des aliments interdits.

Qu’Hachem penne en compte nos efforts durant cette période concernant ces domaines de sainteté dont nus avons fait mention, et qu’il soit plein de miséricorde afin de nous inscrire pour une bonne et longue vie et pour la paix. (Halacha Yomit)