L’annulation des vœux


Nous avons l’usage de procéder à l’annulation des vœux à la synagogue la veille de Roch Ha-Chana et la veille de Yom Kippour, afin d’être épargné de la punition sur des vœux formulés durant l’année et que l’on n’a pas honorés. Nous avons l’usage de procéder à cette annulation après les Sélih’ott, juste avant d’entamer la prière de Chah’aritt. Nous avons aussi l’usage de dire le « Kol Nidré » le soir de Yom Kippour, juste avant d’entamer la prière de ‘Arvitt, car ce texte concerne lui aussi l’annulation des vœux.

Cependant, il faut savoir qu’il est évident que ces annulations ne s’adressent pas à tout type de vœux formulés durant l’année, car il existe de nombreux cas de vœux qui possèdent de très nombreuses variantes qui relèvent de lois très complexes, par exemple le fait que la personne ayant formulé le vœu doit le détailler devant un Sage, ou bien le fait que le Sage doit trouver une « ouverture » afin d’annuler le vœu par les regrets de la personne.

Le Rivach (Rabbi Isth’ak Bar Chechett, qui vivait il y a environ 600 ans et qui était l’élève du RANN) écrit que le « Kol Nidré » ne constitue pas une annulation des vœux, mais seulement une façon d’implorer Hachem afin que l’on ne se heurte pas et que l’on ne soit pas punis pour des vœux ou des serments formulés et que l’on n’a pas encore accomplis.

En réalité, selon de nombreux décisionnaires, il ne faudrait absolument pas dire le texte de « Kol Nidré », car les vœux ne sont pas annulés par ce texte, et au contraire, le fait de les annuler de cette façon peut entraîner une négligence dans le domaine de vœux et des serments de la part des ignorants qui pourraient croire que le texte de « Kol Nidré » annule tous leurs vœux.

Malgré tout, la tradition de dire le « Kol Nidré » s’est répandue. De même, nous avons l’usage de procéder à l’annulation des vœux et des malédictions la veille de Roch Ha-Chana et la veille de Yom Kippour, et ces annulations possèdent des raisons mystiques selon les enseignements de nos maîtres les Kabbalistes.

Notre maître le Rav ‘Ovadia Yossef Chlita tranche que l’on peut se joindre à cette annulation des vœux par l’intermédiaire de la radio, même si l’on se trouve à la maison et que l’on entend que l’on procède à l’annulation des vœux par la radio en retransmission « en direct », ou par retransmission « par satellite » ou autre, car il n’est pas nécessaire d’entendre la véritable voix de ceux qui annulent les vœux, et il est suffisant de les entendre par la radio.Les personnes qui annulent les vœux des autres doivent également penser à annuler les vœux de ceux qui écoutent l’annulation par la radio. (Halacha Yomit)