L'amour, c'est quoi ?



Chacun d'entre nous connait une dizaine de définitions sur l'Amour. Il est extrêmement difficile de poser des mots sur un sentiment aussi puissant même si les citations abondent...

La littérature, le cinéma, la publicité, la télévision et internet nous en abreuvent à chaque instant. Comment se fait-il que les divorces soient aussi nombreux alors que nous sommes conditionnés dès notre plus jeune âge à aimer (Cf : Rav Ron Chaya cours sur « l’amour »).

Dans le Likouté Moharan (I:4) (Rabbi Na'hman), j'ai lu ce matin que la valeur numérique de l'amour (Ahava) est égale à celle du mot E'had (Un). De là, on peut aisément déduire que l'amour permet la fusion de 2 entités qui n'en forment qu'une seule pour ainsi être à l'image de D-ieu qui est Un (Chéma Israël Hachem Éloqénou, Hachem É'had).

Dépasser l'aspect matériel

Nous savons que D-ieu est Amour. Lorsque deux personnes s'aiment, elles créent un lien Divin. Impossible de définir avec des mots ce qui est l'essence de la Divinité car elle n'est pas de ce Monde.

L'Amour pur, authentique c'est lorsque les deux êtres dépassent la matérialité de ce Monde et s'envolent vers les sphères de spiritualité. Cet Amour là est impossible à définir, il se vit. Le couple ne dis jamais « je » mais « nous » à chaque circonstance.

Malheureusement, si l’un des deux tombe, les 2 tombent et l’Amour prend fin en laissant place parfois à la rancœur, la frustration et à la haine. Ainsi le Mal remplace la Divinité précédemment insufflée.

L’objectif avoué du Mal est d’empêcher ce grand Amour d’exister, alors il envoi une batterie d’épreuves difficiles à surmonter. De nos jours, les couples divorcent trop facilement au lieu de consolider leurs amours avec ces épreuves nécessaires permettant d’atteindre ou de rester dans les sphères de la Divinité.

La clé pour réussir dépend du degré de la sagesse de l’homme (la femme incarne la sagesse par nature) et sa faculté de « s’annuler » pour sa femme en cas de conflits éventuels. Par l’annulation de soi, l’humilité, Hashem nous donne la richesse spirituelle qui nous protège du Mal qui se nourrit de cet orgueil que nous portons (trop fièrement) en nous.

« S’annuler » c’est aussi s’investir pour sa femme sans rien attendre en retour. (Cf Rav Ron Chaya sur le cours « l’amour »). L'opposé s’apparenterait à un business, un calcul qui détermine l’intérêt porté par cette union. L’homme qui respecte sa femme et qui s’annule devant elle, reçoit légitimement une quantité infinie d’amour. Cet amour forme l’unité que D-ieu attend de chacun de nous. Et à tous ceux qui diront que la femme a le beau rôle je réponds ceci :

L’homme a la femme qu’il mérite. (la réciprocité est tout aussi valable). S’il voit sa femme avec son cœur et non uniquement avec ses yeux, il ne sera pas dans l’erreur et la compatibilité sera avérée car elle émane de D-ieu et non du hasard. En voyant sa promise « avec son cœur », il faut traduire « avec son âme ».

Avant notre arrivée sur Terre, notre âme est une moitié à la recherche de son autre moitié (zivoug). Lorsque les deux âmes se « voient », elles s’aimantent (il y’a « aimant ») pour reformer leur unité pré-natale.

Le Liqouté Moharan nous livre le secret du Zivoug (l'âme soeur). Le Zivoug est éloigné de nous et pour le trouver il faut acquérir le Da'ath (le Savoir) et passer du "potentiel" au "réalisé". L'opération consiste à reproduire oralement l'enseignement assimilé à autrui.

Pour acquérir cette connaissance il faut voyager sur la tombe des Tsaddiqim (les Sages) dont les textes sont étudiés afin de mieux les appréhender, les comprendre pour mieux les transmettre… En étudiant la Tora on "connecte" différents enseignements et par ce biais on affine notre connaissance. Lorsque notre connaissance atteint le niveau suffisant, D-ieu nous "connecte" à notre Zivoug.

Je vous souhaite à tous de rencontrer très rapidement votre zivoug et de toujours consolider votre relation pour que le Chalom Baït (paix dans la maison) vous accompagne tout au long de votre vie (avec l’aide de D-ieu). Amen !


Ce Dvar Tora est dédié à la guérison de 'Haïm ben Ra'hel.