Moi, juif français...

Moi, juif français...

« Nous sommes juifs avant d'être des français ! » Beaucoup (de juifs) s'amusent à répéter cette phrase mais peu sont amenés à comprendre son sens et se l'appliquer.

Être juif, c'est quoi ? La question n'est pas si stupide pour être posée.

Être juif, c'est avant tout être différent des autres (nations). Pas différent dans le sens « être en décalage » mais différent dans l'approche des situations auxquelles nous sommes confrontés. Nous devons être une exception parmi les autres nations. Être un peuple ayant reçu la Tora de D-ieu (c'est à dire la vérité) fait de nous des êtres à part entière. C'est pour cela qu'il est de notre devoir de ne pas se comporter comme le ferait n'importe quel autre individu Goy (non-juif).

Que fait un Goy ? Malheureusement, rien de bien différent de ce que fait un juif à l'heure actuelle. Le Goy va à l'école, le juif aussi. Le Goy fait des études universitaires, le juif aussi. Le Goy est embauché dans une entreprise, le juif aussi. Rien de nouveau jusqu'ici vous me direz. Et pourtant, et c'est là où le bat blesse, c'est la manière d'y arriver qui interpelle.

Prenons le cas d'un juif qui ait été dans une école juive pour nous éviter à considérer un autre problème. Vient alors, la vie universitaire. C'est le grand saut dans la vie des Goyim. Au début, c'est difficile, mais petit à petit, on s'y habitue comme pour tout. Autre ambiance, autre mode de vie, autre pratique de la religion ? Certains me diront que j'exagère. OK, tous ne sont pas comme ça mais pour la plupart, c'est comme ça que ça se passe.

On a l'habitude d'avancer les chiffres de la Shoah pour dire que sans elle, les juifs seraient des millions sur Terre. Mais, selon moi, c'est seulement une excuse que chacun veut se trouver car entre temps, il y a eu plus d'assimilation que de morts à la Shoah ! Impensable mais malheureusement vrai.

Mais revenons à l'université. Allez y jeter un œil et jugez par vous-même ! Comment reconnaitre un juif d'un Goy si ce n'est par sa tenue vestimentaire? Entendons par là, Jeans Diesel, Prada, Sweet Abercrombie, Doudoune Moncler... vous pouvez compter sur nous ! Pour ce qui est de mettre une Kippa ou une casquette sur la tête et de mettre des Tsitsit, y'a plus personne !

Alors ? Finalement, qu'est qui nous différencie des Goyims ? L'argent, l'apparence. En somme, tout ce qui ne caractérise pas le peuple juif.

Au final, on reconnait le peuple juif réellement lorsqu'il est soumis à rude épreuve. Une situation financière précaire, une maladie incurable, et voilà qu'on se met à implorer D-ieu de tout notre cœur.

Pourquoi devoir en arriver là ? Faut-il être constamment dos au mur pour prier, implorer, reconnaitre la gloire de D-ieu et lui « rappeler » que nous ne sommes que poussières. N'est-il pas facile à comprendre que les épreuves existent pour la seule raison de se rapprocher de D-ieu ? C'est en quelque sorte une aide de D-ieu pour que l'on rectifie le tir.

Enfin, arrêtons de réclamer constamment la venue du Machia'h « sans lever le petit doigt » (excusez de l'expression) mais agissons ! Machia'h, un monde où règnera le Bien et où sera châtié le Mal, ça se mérite !

Dans le cas contraire (Hasvé Chalom), honteux nous serons de s'être voilé la face, de ne pas s'être rapprocher plus de D-ieu et de la Vérité. Il n'est jamais trop tard pour bien faire et réparer. La Téchouva est là pour ça. Nous savons ce qu'ils nous restent à faire... A nous de jouer !

Amicalement.

Élie Touboul

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