Passer une bague au doigt de l'époux lors du mariage


Lors de la cérémonie du mariage, le marié prend une bague et la passe au doigt de la mariée à titre de « Kiddouchine » (sanctification). Quelle est la nature de cette sanctification ?

Elle a pour but d’attribuer à la mariée le statut officiel de femme mariée, qui la rend désormais interdite au monde entier. Elle devient donc réservée et sanctifiée exclusivement à son mari.

Selon le Din, un jeune marié peut procéder aux Kiddouchine en donnant à son épouse de l’argent ou tout objet de valeur, mais l’usage de nos jours est de procéder aux Kiddouchine exclusivement avec une bague.

La bague peut être d’or ou d’argent, et il est permis qu’elle soit sertie d’une forme quelconque. Cependant, la bague ne doit porter aucune pierre, comme un diamant ou autre.

Il est certain que selon les lois de notre sainte Torah, il n’existe aucun concept selon lequel la femme sanctifie le mari, ni même un concept selon lequel une certaine sanctification repose sur le mari dès lors où il reçoit quelque chose de la mariée.

Mais il existe par contre une tradition qui se répand très largement au sein de différents milieux, où la mariée – dès que le marié lui a passé la bague de mariage au doigt – passe elle aussi une bague au doigt de son époux.

La question est de savoir si un tel usage ne constitue pas un problème Halah’ique.

Cet usage est celui de gens qui ne cherchent qu’à déraciner les valeurs authentiques de la Torah, les juifs réformés de mouvement dit « libéral » et « conservateur », qui ont inventé des débris de religion de leur propre imagination.

Il faut s’éloigner de ces gens et de leurs usages.

De plus, le Gaon Rabbi Moché FEINCHTEIN zatsal écrit qu’un tel usage constitue un interdit puisque l’on pourrait en arriver à croire que la femme sanctifie le mari au même titre que le mari sanctifie la femme. Un tel usage peut causer l’oubli de la loi du mariage selon la Torah, et il y a là une totale interdiction. Il cite diverses preuves pour fonder son opinion.

Par conséquent, ceux qui craignent Hachem doivent éviter d’adopter de tels usages, et il est souhaitable que l’on s’attache exclusivement aux usages adoptés par nos ancêtres dont toutes les traditions ont véritablement un statut de Torah et dont le comportement est droit.

De notre époque, nous pouvons malheureusement déplorer de très nombreuses organisations diverses qui tentent de modifier les usages du peuple d’Israël en utilisant la pauvreté de leur esprit, et en invoquant des prétextes erronés, comme celui de la place de l‘épouse en prétendant que selon la Torah, l’épouse est rabaissée et occupe une place de second plan.

La réalité est tout le contraire de telles prétentions !

Il n’y a que la Torah et son mode de vie qui ont su offrir une place d’honneur à l’épouse, et il ne nous est pas possible de nous étendre davantage sur ce sujet dans le cadre de notre rubrique.

Dans la prochaine Halah’a, nous parlerons – avec l’aide d’Hachem – de la Mitsva de la circoncision, et du choix de la personne qui doit la pratiquer. (Halacha Yomit)