Il existe plusieurs façons d'étudier la halakha (la loi juive) ; certaines sont bonnes, tandis que d'autres peuvent mener à la catastrophe.

Imaginez un futur époux qui apprendrait ses futures obligations d'homme marié avec comme objectif principal celui de trouver toutes les possibilités légales de faire ce qui lui plaira et sans se soucier réellement de la véritable volonté de sa future femme. Certes, un tel homme s'assurerait de ne pas enfreindre les lois, mais pour autant : pourrait-on le définir comme un futur époux idéal ?

Il semblerait que la définition de l'époux parfait est celui qui – avant de se mettre de l'avant – cherche à savoir comment faire plaisir à l'Autre. Seulement après, son intérêt serait de savoir ce qu'il désire réellement. Nous pouvons même dire plus : l'époux idéal n'est-il pas celui qui parvient – au plus profond de son cœur – à faire sien le désir de son épouse ? N'a-t-il pas atteint la perfection celui dont l'ego s'est effacé entièrement pour laisser la place à l'Autre, l'être tant aimé et chéri ?

Voilà bien notre défi lorsque nous étudions la halakha : garder constamment à l'esprit que celle-ci représente – en ce monde – la Volonté divine et que pour l'atteindre, nous avons tout intérêt à mettre de côté nos préjugés, nos préférences, en d'autres termes : nous-même. C'est seulement à cette condition que nous pouvons espérer découvrir dans toute sa beauté la volonté du Créateur ; celle qui – à coup sûr – correspond au chemin que nous devons emprunter pour nous en rapprocher.

Étudier les halakhoth (les lois juives) liées à la souffrance animale représente un défi qui n'est pas de moindre taille.

Selon l'exposition que nous avons aux médias des nations du monde, il est fort à parier que nos idées en la matière soient en fait assez éloignées de la Volonté divine. Nous appellerons cela le « syndrome bardotien ». Les personnes atteintes de ce syndrome – dont le nom trouve ses origines dans celui d'une actrice française de cinéma reconvertie en défenseur des droits des animaux – ont tendance à réduire d'une façon considérable les nombreuses différences entre les êtres humains et les animaux.

Nous verrons que c'est Hachem qui a donné le droit à l'homme de tuer un animal pour en consommer la chair. Nous apprendrons que c'est également le Maître du monde qui a dit qu'Il a créé les animaux pour être au service de l'homme. Enfin, nous découvrirons qu'à l'époque où le Temple se dressait à Jérusalem, la halakha exigeait que certains animaux qui devaient être sacrifiés sur l'Autel – et qui ne pouvaient finalement pas l'être – devaient être laissés sans nourriture jusqu'à ce qu'ils meurent.

On comprend la difficulté pour les personnes atteintes du syndrome bardotien d'accepter ces halakhoth. Pourtant, pour l'individu qui désire avancer dans la bonne direction – c'est-à-dire celle qui consiste à suivre la Volonté divine – peu importe si telle ou telle chose sera interdite, permise, conseillée ou à éviter. Dans tous les cas, il s'engage à respecter les halakhoth avec le cœur rempli de joie. De fait, qu'y a-t-il qui peut donner à l'homme plus de joie que de savoir qu'il rempli la volonté de son Créateur ?

Avec l'aide de D-ieu, nous apprendrons bientôt de nombreux principes, façons de se comporter et à différencier entre le bien et le mal, c'est-à-dire : ce qui pourra être fait ou pas à l'égard des animaux. Je vous garantis une seule chose : tout ce que nous apprendrons correspond strictement à la volonté d'Hachem et rien qu'à cela.

Je vous souhaite une excellente étude !

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David-Yits'haq Trauttman