Vérification des téfilines et des mezouzotes durant le mois d’Eloul
Certains ont l’usage de procéder à la vérification des téfilines et des mezouzotes durant le mois d’Eloul 

Cet usage est-il une obligation ou une simple mesure de piété (midath 'hassidouth)?

Voici les propos de notre maître le Rambam :

Nous avons l’usage de procéder à l’annulation des vœux à la synagogue la veille de Roch Hachana et la veille de Yom Kippour, afin d’être épargné de la punition sur des vœux formulés durant l’année et que l’on n’a pas honorés. Nous avons l’usage de procéder à cette annulation après les Sélih'oth, juste avant d’entamer la prière de Cha'harith. Nous avons aussi l’usage de dire le « Kol Nidré » le soir de Yom Kippour, juste avant d’entamer la prière de 'Arvith, car ce texte concerne lui aussi l’annulation des vœux. 

Le mois d’Eloul est le mois de la Miséricorde divine et des supplications.

C’est la raison pour laquelle, il est un devoir sacré pour chaque individu du peuple d’Israël, homme et femme, de procéder pendant cette période, à une véritable introspection afin d’analyser ses actes, pour se repentir devant Hachem.

Ainsi, lorsque nous nous présenterons devant Hachem au jour du jugement de Roch Hachana, il se remplira de miséricorde envers nous, et il nous accordera une nouvelle année pleine de bien.

Il est inconcevable - pour tout individu responsable - de retarder et de repousser le moment de son repentir, comme l’écrit l’auteur du livre Messilat Yesharim : «… Le retard du repentir n’est fréquent que chez les ignorants…»

Question :  Est-ce que la notion de repentir sur les fautes est valable uniquement pour le peuple d’Israël, ou bien est-elle aussi valable pour les nations du monde ?

Réponse :  Il est enseigné dans le Midrach Tan'houma (Paracha de Nitsvavim) : "Lorsque le peuple d’Israël accomplit la Volonté divine, Hachem se trouve près d’eux pour accepter leur téchouva (repentir), comme il est dit : « De là-bas, vous réclamerez Hachem ton D-ieu et tu le trouveras…» Par ailleurs, le verset dit :« Hachem aura des égards envers toi…» Bien qu’il est écrit : « Il n’a aucun égard…», malgré tout, la personne qui se repent de ses fautes, Hachem lui exprime des égards et l’acquitte dans son jugement.