"Etudions la comparaison entre l’homme et l’arbre afin de comprendre le message de Tou Bishvat pour l’humanité.

L’arbre traverse des cycles dans sa vie. L’arbre lourdement chargé de l’été se vide de ses fruits en automne, puis perd doucement ses feuilles, une par une. En hiver, l’arbre est dépouillé de sa gloire. En pratique, il semble être mort. Mais c’est alors que vient Tou Bishvat !

Au cœur des journées froides d’hiver, lorsque la végétation paraît gelée et inanimée, la sève des arbres commence à couler sous la surface de l’écorce. Montant doucement des racines enterrées dans la terre durcie, la sève se fraye un chemin vers le haut, injectant une nouvelle vie dans les branches tendues vers le ciel. Dans la vie, nous traversons aussi des cycles de développement. Des périodes de renouvellement et de croissance peuvent alterner avec des moments de stagnation et de latence.

Rav Chlomo Wolbe avance que ce cycle fait partie de la nature humaine. Il ajoute qu’une personne ne doit pas être déçue lorsque l’avancée spirituelle semble interrompue ; la période « creuse » sera généralement suivie de la période « féconde » qui offrira de nouvelles opportunités de grandir (Alé Chour, Vol. I, p. 34).

C’est le message de Tou Bishvat : même lorsque nous nous sentons léthargiques, enlisés dans la routine et qu’il semble que nous ayons perdu toute ambition, nous ne devons pas désespérer. De même que l’hiver est un hiatus annuel dans le cycle de vie des arbres, ainsi des périodes de léthargie et de passage à vide sont des phases nécessaires dans le cycle humain.

De même qu’avec l’arrivée du printemps, la sève vivifiante monte imperceptiblement dans les arbres jusqu’aux branches qui tendent vers le ciel, ainsi nous avons également de l’énergie nouvelle de la profondeur de nos réservoirs spirituels, pourvu que nous fixions nos objectifs vers le ciel."(Rabbi Ephraïm Nissenbaum, “Teachings of the Trees)

Israël Holubenny