“Vous observerez Mes lois et Mes statuts, parce que l'homme qui les pratique vit ; Je suis l'Éternel.” (Lévitique 18:5)  

Cela arrive à toute personne qui désire se rapprocher de D-ieu : les problèmes surgissent soudainement et avec une fréquence nouvelle. Quelle contradiction ! Voilà qu'un individu avait décidé de retrouver sa racine sainte et le salaire qu'il reçoit est une multitude de souffrances et difficultés.  

Il est impossible à l'entendement humain de comprendre la façon dont le Créateur dirige le monde. Cependant, chaque personne doit faire le maximum d'efforts pour s'éloigner des situations difficiles, éprouvantes et marquées par une certaine tension. Ces situations ne sont pas seulement désagréables, elles représentent un véritable danger de mort pour les individus qui s'en approchent.  

Vivre sur le chemin de la Tora
Le verset cité en introduction nous apprend que suivre la volonté de D-ieu nous donne la vie. Considéré le plus simplement possible, cet enseignement nous apprend qu'une pratique des lois bibliques qui amène son lot de stress, inquiétudes et autres sentiments négatif ne correspond pas au désir d'Hachem.  

Prenons un exemple de la vie quotidienne. Un mari vient d'apprendre que sa femme ne devrait pas porter le pantalon. De fait, ce vêtement ne sied pas à la modestie ancestrale que les femmes juives ont conservée depuis toujours. Armé de sa nouvelle conviction, ce mari annonce à sa femme que ses pantalons sont de l'histoire ancienne ; il lui annonce même fièrement qu'il est prêt à lui payer une garde-robe entièrement nouvelle ! En d'autres termes, le mari a tout prévu pour que sa femme opère le changement immédiatement et dans la joie.  

Le mari a tout prévu… sauf la réponse négative de sa femme. Rapprochement avec le Divin, satisfaction de savoir qu'on réalise la Volonté divine, rien n'y fait : la femme désire conserver ses pantalons et le mari commence à perdre patience. En quelques minutes, la discussion tourne au vinaigre et la décision remplie d'amour de D-ieu que le mari avait prévue de faire se transforme en une tension soudaine au sein du couple. “Cela n'est pas une vie !” s'exclament à tour de rôle le mari et la femme. Qu'en est-il de notre verset d'introduction et du principe “l'homme qui les pratique vit” ?  

Le mari a fait une erreur : en apprenant la façon juive des femmes de s'habiller, il a crut comprendre que son rôle consistait à simplement transmettre l'information à sa femme qui réagirait sans s'opposer. Plutôt, le mari aurait dû comprendre que son rôle consistait à se saisir de cette nouvelle façon de voir les vêtements et de la faire apprécier à sa juste valeur par sa femme. Plutôt que de forcer, il aurait dû convaincre avec tact.  

En aucun cas, le mari est responsable des choix de sa femme. S'il doit éclairer le foyer de la lumière de la Tora, il ne doit pas revêtir des vêtements de dictateur. S'il agit ainsi, il outrepasse ses fonctions et ne pourra pas s'attendre à recevoir l'aide du Ciel. En conclusion : nous devons apprendre à notre entourage à aimer D-ieu et pas à L'imposer. Certes, cela demande plus d'énergie et de patience que de dicter notre volonté. Cependant, c'est ce que le Maître du monde attend de nous.

Dédié à la réussite matérielle de Marco ben Myriam

David-Yits'haq Trauttman