(Leçon 282 du Likouté Moharan  (3ième partie). Pour lire la 2ième partie, cliquez ici.) 

“Nous devons ainsi continuer à chercher jusqu'au moment où nous trouvons en nous-mêmes la plus petite chose bonne. De plus, même si dans cette chose bonne se trouvent des déchets, nous devons néanmoins en dégager la moindre néqouda tova (bon aspect) que nous pouvons y trouver. Ensuite, notre tâche consiste à chercher et à rassembler une seconde néqouda tova…”

“Grâce à cela, il est possible de faire des mélodies, comme cela a été expliqué ailleurs (LikoutéMoharan I 54). Ce concept correspond à celui de jouer des instruments de musique, c'est-à-dire à rassembler le bon esprit, de l'esprit triste et déprimé.”

(Leçon 282 du Likouté Moharan, 2ième partie. Pour lire la 1ière partie, cliquez ici.)

“De même, nous devons aussi trouver en nous-mêmes [un aspect positif]. De fait, nous savons que nous devons nous faire extrêmement attention à être toujours joyeux et à nous tenir éloignés très loin de la tristesse.”

“Lorsque nous commençons à nous examiner et que nous constatons qu'aucun bon ne se trouve en nous et que nous sommes remplis de péchés, il se peut que le mauvais penchant désire nous faire sombrer dans la dépression et dans la mélancolie, que D-ieu nous protège.”

“Même dans ce cas, il est interdit de tomber à cause de cela. Plutôt, nous devons chercher – et trouver – en nous-mêmes un minimum de bien. En fait, comment se pourrait-il que de toute notre vie, nous n'ayons pas fait au moins une mitswa ou quelque chose de bien ?”

Voici la traduction exclusive en français d'une des leçons les plus connues de Rabbi Na'hman de Breslev. Il s'agit de la leçon 282 du Likouté Moharan (vol. I). Selon la tradition breslev, cet enseignement est appelé “Azamra” (“Je chanterai”). Les thèmes principaux représentent les fondements de la pensée breslev : juger les autres – et soi-même – avec le bénéfice du doute et trouver des aspects positifs chez les personnes qui nous entourent et en nous-mêmes.

En présentant la première partie de cette traduction à l'approche de la fête de Chavou'oth (le don de la Tora), nous voulons indiquer de la sorte l'importance de la joie dans notre relation avec D-ieu. Cette joie – quotidienne et qui dépasse la nature des évènements qui nous touchent – est possible uniquement si nous trouvons des aspects positifs en nous-mêmes et en les autres.

On me pose souvent la question suivante : “Être 'hassid breslev, cela signifie quoi ?” Il est entendu qu'un 'hassid suit les halakhoth (lois juives) telles qu'elles ont été définies par le Choul'han 'Aroukh. C'est ce texte qui est la référence de la plupart des juifs religieux de notre époque. Même si son interprétation peut changer d'un courant religieux à l'autre, c'est le Choul'han 'Aroukh que nous consultons tous lorsque nous avons un doute sur la validité d'une certaine action que nous voulons entreprendre.