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(Pour lire l'introduction à cette série, cliquez ici.)

“Quand j'appelle, réponds-moi, D-ieu de mon salut ! Dans la détresse, Tu m'as soulagé ; sois-moi favorable, écoute ma prière.” (Psaumes 4:2)

Le Roi David appelle Hachem le “D-ieu de mon salut” car il est conscient du rôle que le Maître du monde a toujours tenu dans sa vie. De fait, sans la Présence divine à nos côtés, nulle réussite peut être envisagée. Bien sûr, ce sont dans les moments décisifs de notre vie que nous pouvons sentir plus facilement les conséquences de l'Aide divine. Cependant, il faut également tenir compte des gestes quotidiens qui dépendent de la volonté du Ciel.

Si l'on est pleinement conscient de l'implication d'Hachem dans notre vie, nous réalisons le nombre de fois innombrable où nous avons rencontré le succès grâce à Lui. Dans toutes les situations – prometteuses ou dangereuses – c'est la Main divine qui nous a garanti la réussite et sauvé d'une conclusion amère. Ainsi, Hachem est bien notre sauveur et lorsque notre vision est claire, nous savons au-delà du moindre doute que notre salut ne dépend que de Lui. 
Le sauveur ultime
David ne pouvait pas cacher la situation précaire dans laquelle il se trouvait : obligé de s'enfuir de Jérusalem et d'y laisser son trône à cause de la persécution de son fils Absalom qui désirait s'emparer de son poste. C'est à pied et sous les insultes que le Roi David dut quitter précipitamment la capitale du Royaume juif. Il n'est donc pas étonnant que David se soit senti en pleine détresse.

C'est parce qu'il était dans cette situation que la formulation de son appel est riche d'enseignement : malgré le défi qui se présentait à lui et qu'il devait relever, le Roi David tire son énergie dans le passé et le fait qu'Hachem l'avait déjà maintes fois sauvé. C'est pour cela qu'il s'adresse au Créateur au temps passé : “de la même façon que Tu m'as sauvé autrefois” dit David, “viens me sauver aujourd'hui.”

Afin de justifier l'Intervention divine, le Roi David fait mention de l'arme la plus puissante que possède le peuple juif : la prière. Nous devons nous souvenir de cela quand tout semble aller mal autour de nous, qu'à D-ieu ne plaise. Malgré les épreuves et en addition des efforts que nous ne devons pas ménager pour améliorer notre situation, nous ne devons jamais arrêter de demander le salut du Ciel. Ce sont nos prières, plus que toute autre chose, qui nous permettent de conserver l'espoir.

Ceci était l'attitude formidable de David : lorsqu'il avait toutes les raisons de baisser les bras, il mettait son salut dans les mots qu'il prononçait et qu'il dirigait vers le Créateur. Il est bien triste le jour où une âme juive ne s'adresse plus à son Père qui se trouve au Ciel. En conservant notre bouche fermée, nous refusons de faire un geste vers la bouée de sauvetage qu'on nous tend. En l'absence de cette bouée et de notre volonté pour la saisir, de quelle façon pourrions-nous réussir à nous sortir des problèmes inhérents à la vie ?

Il est important de remarquer l'humilité du Roi David. De fait, ce n'est à aucune bonne action qu'il fait référence ; ce n'est à aucun raison spécifique qui pourrait justifier l'intervention de Ciel en sa faveur. Plutôt, c'est seulement au nom de ses prières qu'il demande à être sauvé. Ceci est un exemple supplémentaire du concept que retrouvons souvent dans nos Livres saints : le plus souvent, il n'est pas opportun de faire référence à un quelconque mérite de notre part pour justifier l'aide de D-ieu dans nos affaires personnelles.

La véritable personne humble est celle qui se tourne vers Hachem à la façon d'un pauvre qui demande l'assistance des autres. En d'autres termes, c'est un véritable cadeau que nous devons demander au Ciel : qu'il intervienne en notre faveur simplement parce que nous le lui demandons. C'est en nous sachant dépourvu du moindre mérite dans ce monde que nous touchons de près celui à venir.

Suite…

David-Yits'haq Trauttman