Aujourd'hui
Selon la police autrichienne, des inscriptions antisémites et anti-turcs ont été découvertes vendredi sur le mur d'enceinte de l'ancien camp de concentration de Mauthausen, tenu par les nazis pendant la Deuxième Guerre mondiale.

Les dégâts s'étalent sur une dizaine de mètres de mur du camp, aujourd'hui devenu un mémorial aux victimes. Cet acte de vandalisme montre qu'il est nécessaire et urgent de mieux surveiller l'extrême droite, a estimé un élu social-démocrate local, Josef Ackerl.

Ma première sortie à Tarnow, le soir de mon arrivée reste un moment fort.

La souffrance y est palpable. Plus qu’à Birkenau. Le sol de Birkenau raconte. Pour cela il faut le toucher. Prendre le temps de l’écouter. Seul le regard ne suffit pas. Il faut regarder Birkenau avec le cœur. Regarder avec les yeux donne une vague dimension de l’étendue.

Les pierres dans le vieux centre de Tarnow hurlent. La souffrance est oppressante, terrifiante. Je sens intensément la douleur, la peur et la mort violente. Il ne m’aura fallu que quelques minutes pour ressentir et vivre cette horreur. Comme si le temps s’était arrêté.

La reconstruction de l'Allemagne passant par la création aryenne « pure », un décret fut promulgué en 1933 peu après l'accession d'Adolf Hitler au pouvoir.

« Qui est Juif ? » se demanda le Ministère de l'Intérieur du Troisième Reich. Cela concernait moins les Juifs eux-mêmes, reconnus comme des « impurs », que de déterminer ceux qui, bien que possédant du sang allemand, étaient assimilables aux Juifs ou avaient « rejoint leurs rangs.»

À la différence de la limpieza de la sangre, la discrimination des Juifs ne s'exerçait pas sur leur religion, mais sur leur « race » supposée. La conversion d'un Juif au christianisme ne suffisait pas à le mettre sur le même pied qu'un Aryen encore qu'un Aryen antérieurement converti au judaïsme pouvait se « laver » de son statut de Juif en se faisant baptiser.

De retour à Oswiecim, dès les préparatifs de Pessa'h terminés, je me suis rendu à la synagogue.

Est-ce un hasard qu’une synagogue 'hassidique ne fût pas détruite ?

J’aime cette petite synagogue modeste, qui comme chaque année depuis mon installation dans cette ville, sera décorée pour Chavou'oth.

Cet après-midi, je ressentais le besoin de prendre un livre. Le besoin de lire à haute voix des extraits s’est imposé.

« Sagesse Hassidique » est composé de six cent quatre-vingts récits. Il est écrit par Daniel Lifschitz et édité aux Éditions du Rocher.