(Série d'articles à propos du Chalom Bayith. Afin de lire l'article précédent, cliquez ici.)

Ich et icha : c’est deux mots contiennent les deux lettres du nom d’Hachem. Je sais que tu le sais déjà, mais est-ce qu’une seule fois tu t’es posée la question : « Quel enseignement on veut nous faire passer ?» C’est tout simplement que, lorsqu’Hachem est au milieu du couple, Il s’assure une réussite et quand Il est absent, cela ne peut être qu’un échec. Ce dvar Tora est très connu, je n’ai rien inventé.

Mais, moi il y a tout même quelque chose qui me gêne : comment se fait-il alors que de plus en plus de couples même religieux divorcent ? Pourtant, Hachem est au milieu de leur vie… La femme avec son foulard et le mari son chapeau bien enfoncé… Normalement tout devrait être « détente » entre eux, alors que se passe-t-il ?

Comprends bien la chose suivante : Hachem n’est présent dans un couple qu’à partir du moment où le respect du conjoint est aussi présent. Pas de respect et d’amour du prochain = pas de Présence d’Hachem. Et, c’est bien dommage car une maison sans Hachem n’en est pas une.

Il est écrit dans le Zohar Haqadoch : « La Tora, Israël et Hachem sont une seule et même chose ». Quel bel aphorisme me diras-tu mais tu dois bien le prendre au sens littéral du terme. Si quelqu’un aime Hachem et Sa Tora, mais ne supporte pas une personne en particulier, lui trouve un défaut, c’est tout comme il trouvait un défaut dans la Tora ! D’où le sai-t-on ?

C’est simple, il y a dans la Tora, 600 000 lettres qui correspondent aux 600 000 âmes des juifs qui reçurent la Tora et dans laquelle nous nous retrouvons tous. Donc, lorsque je trouve un aspect négatif chez un juif, c’est comme si je trouvais une erreur dans la Tora, hasvé chalom. L’amour du prochain va donc bien plus loin de tout ce que l’on pourrait imaginer. Et si cela s’applique à des étrangers, alors tu peux imaginer ce que c’est pour ton mari et tes enfants !

Accepter l’autre tel qu’il est, c’est bien la première chose que nous devons développer.

Le but du mariage n’est pas de transformer l’autre, mais de se transformer soi-même ! Et là, si tu l’acceptes, alors tu auras tout compris à ta vie… Chaque idée, chaque confrontation, doit être pour moi, le moyen de savoir où j’en suis dans ma propre transformation. Si quelque chose me déplaît en lui et que je désire la changer, ou même le changer, cela doit passer avant tout par la prière. Le reproche (dit souvent avec les nerfs n’est-ce pas ?) ne sert à rien si ce n’est à braquer l’autre et à l’empêcher d’avancer.

Tu peux être certaine, qu’un juif laïc à qui on a lancé une pierre sur la tête alors qu’il roulait pendant Chabath, ne fera jamais techouva !

Il en est de même avec ton mari, il faut l’accepter avec ses faiblesses, ses peurs et ses manques. C’est TON mari ! Celui qu’Hachem a décidé pour toi. Mais attention : en aucune manière, cela ne doit empêcher le dialogue et la communication. Il faut que cela se fasse sans juger mais uniquement dans le but d’aider et de construire. En clair et sans décodeur : choisis ton moment et le ton pour dialoguer, sinon c’est le clash.

« Le jugement appartient à Hachem » uniquement. C’est la raison pour laquelle lorsqu’une personne (ton mari par exemple) se confie à toi, il faut faire très attention à être seulement l’amie, l’oreille attentive et non le juge. En effet, tu dois savoir être celle qui sait écouter, sans profiter de la situation pour écraser celui ou celle qui est déjà en position de faiblesse. Ce n’est que comme ça que tu arriveras à devenir aussi l’amie de ton mari.

La tentation de profiter et d’écraser celui qui est en face de moi, surtout en situation de crise, est très grande ; mais si tu arrives à surmonter ce mauvais désir, tu auras tout réussi. Sinon, une fois de plus, tu trébuches et rate le coche, et donc, tu creuseras le fossé avec ton mari qui se renfermera, et tu en seras la première à en souffrir car un mari qui ne parle pas, c’est dur à vivre au quotidien.

Ah, c’est dur ! C’est vrai, mais nous l’avons dit plus haut, et nous ne le répéterons jamais assez : le but du mariage n’est pas de transformer l’autre mais de se transformer soi-même ! De toutes les façons, lorsque tu t’assois autour « de la table des négociations », celui qui est en face de toi, n’est pas un idiot, il a aussi sa sensibilité, et sentira tout de suite si tu es en train de le juger ou pas.

Bon, mais malgré tout ça, tu veux « prendre la place d’Hachem » et juger ton mari. OK… alors saches une chose, lorsqu’Hachem nous juge, c’est uniquement à travers la bonté et la miséricorde. Eh oui, Hachem nous aime trop pour nous juger avec rigueur, qui est en fait le propre de l’homme.

Le jugement d’une personne, ne peut se concevoir que dans la bonté et la miséricorde. Tu veux une preuve ? La Tora nous l’affirme et nous l’ordonne au sujet d’une personne suspectée de meurtre : « L’assemblée le jugera et l’assemblée le sauvera ». Cela signifie, qu’il faudra tout faire pour trouver des circonstances atténuantes en faveur de l’accusé, ou en d’autres termes : le juger d’après la bonté et la miséricorde. Donc non, ton mari n’est pas un meurtrier, il est comme toi un être humain, avec ses faiblesses et ses manques.

Ça ne te suffit pas, tu veux encore une autre preuve ?

Le Sanhédrin siégeait dans un endroit dénommé « Lishkat hagazit », qui se trouvait à l’intérieur du Beth Hamiqdach.

Ce dernier, était l’endroit du monde où l’on pouvait se retrouver avec Hachem de la manière la plus profonde et la plus forte qu’il soit. L’endroit dans lequel toute la bonté et la miséricorde d’Hachem pouvaient s’exprimer. Ferme les yeux… et imagine cet endroit merveilleux, tu vas ressentir une très grande force en toi, c’est magique. C’était seulement dans cet endroit où l’on pouvait juger d’une manière obsessionnelle le mérite de la personne.

Si Hachem insiste tellement sur la recherche du mérite, alors combien nous devrions en faire de même avec notre mari nos enfants et nos proches. Juger bien, positivement, en cherchant toujours le côté méritant, signifie avant tout un jugement basé sur la Emet. Alors, si vous n’êtes pas sur la même longueur d’ondes, vous ne vous comprenez pas ou plus, vous êtes comme le feu et l’eau.

Je vais t’enseigner ce que mon Maître, Rabbi Na'hman nous enseigne : isole toi dans un endroit où tu es sûre de ne pas être dérangée, éteins ton téléphone et connecte toi avec Hachem.

Cela va venir doucement, tu vas épancher ton cœur en Lui parlant comme si c’était ton meilleur ami. Tu peux tout Lui dire, dans ta langue, avec tes mots de tous les jours. Ici, c’est « no limit ». Exprime-Lui tes douleurs, tes joies et tes manques, et demande-Lui de t’aider. Tu verras, je te le promets, tu ne seras jamais déçue d’Hachem, il arrangera tout pour toi en temps et en heure. C’est juste une question de confiance.

C’est là que ton véritable travaille commence, parle-Lui tous les jours, même 5 minutes, et ouvres bien tes yeux, la suite est magique !

Suite...

Site Association pour l'Amour

Dédié à la guérison de Batel bath Ra'hel

Rabbanite Yael Taieb