“Le libre-arbitre n'est pas applicable dans l'unicité.” (Rabbi Na'hman de Breslev, Likouté Moharan I, 51)

Commentaire : L'unicité à laquelle fait référence Rabbi Na'hman est celle où le doute n'a pas sa place. Par exemple : nous savons avec certitude ce qui arrivera si nous mettons notre main dans un feu. Personne ne désirant subir une telle souffrance, aucun individu au monde ne pourra y mettre volontairement sa main. En quelque sorte, nous ne possédons plus le libre-arbitre pour choisir entre deux attitudes.

Si nous possédons le libre-arbitre de faire le bien ou le mal, qu'à D-ieu ne plaise, c'est qu'il existe un mur entre Hachem – i.e. l'Unicité absolue – et nous. Le Créateur sait bien cela : n'est-ce pas Lui qui a choisi de nous faire vivre en ce monde ? Notre tâche consiste à prier pour demander l'aide du Ciel afin d'obtenir une vision claire du bien et de multiplier nos efforts pour le faire.

Dédié à l'élévation de l'âme de David ben Sarah

David-Yits'haq Trauttman

“Les larmes possèdent un aspect du mensonge.” (Rabbi Na'hman de Breslev, Likouté Moharan I, 51)

Commentaire : Le peuple juif est en exil et son éloignement du Créateur augmente à chaque génération. Partant, notre connaissance du « bon » ultime et du « bien » parfait est trop faible pour nous permettre d'analyser à sa juste valeur le monde dans lequel nous vivons.

Qu'il s'agisse d'une mauvaise nouvelle que nous attendons, d'un geste malheureux que nous avons posé, d'une parole déplacée que nous avons prononcée... les motifs ne manquent pas pour faire naître en nous une certaine amertume et une tristesse naturelle.

Pourtant, le mal que nous ressentons s'explique par notre incapacité à définir d'une façon adéquate les évènements de notre vie et à cerner avec précision leur véritable nature. Si nous désirons diminuer nos larmes, il faut nous éloigner du mensonge et nous rapprocher de D-ieu. Pour cela, nos prières sont essentielles.

Dédié à l'élévation de l'âme de Joëlle bath Susanna

David-Yits'haq Trauttman

“Dans l'unicité, il n'existe pas de place pour le mal.” (Rabbi Na'hman de Breslev, Likouté Moharan I, 51)

Commentaire : L'unicité à laquelle fait référence Rabbi Na'hman est celle où nous réalisons que tout ce qui arrive dans notre vie représente la volonté du Ciel. La personne qui a une émouna (foi) parfaite sait très bien que le hasard, la chance et le sort ne sont que des inventions de l'esprit humain.

D'autre part, nous savons que D-ieu est bon et qu'Il choisit continuellement pour nous les conditions idéales qui nous permettent de nous rapprocher de Lui, si nous le désirons réellement. Partant, le mal n'est pas de ce monde ; plutôt, il est un signe de notre éloignement du Divin.

Chaque personne, selon son niveau, relèvera la présence d'Hachem dans certains aspects de sa vie, tandis qu'elle aura de la difficulté à Le voir dans d'autres. Plutôt que d'être persuadé que tel ou tel évènement est véritablement mauvais, nous devons prendre conscience du progrès qu'il nous reste à faire dans notre émouna.

Dédié à la réussite matérielle de Sylvie bath Suzy

David-Yits'haq Trauttman

“L'apparation du mensonge s'explique par l'éloignement de l'unicité.” (Rabbi Na'hman de Breslev, Likouté Moharan I, 51)

Commentaire : Les situations dans lesquelles il est possible de connaître la vérité absolue ne sont pas très nombreuses. Par exemple : si vous êtes assis sur une chaise, vous pouvez vous exclamer : « Je suis assis sur une chaise ! » De fait, il n'y a pas plus vrai que cette affirmation.

Cependant, nous évoluons le plus souvent dans des situations où il est impossible de connaître la vérité absolue. Par exemple : est-il préférable de vivre en France ou en Israël ? Quelle est la quantité de nourriture que nous devons consommer chaque jour ? Etc. Dans tous ces cas, chaque personne peut voir « sa » vérité.

C'est la multiplicité de raisonnements qui permet au mensonge de faire son chemin dans notre vie. Si nous vivons en Israël, personne ne peut nous dire que nous vivons ailleurs. D'autre part, une personne peut nous conseiller manger différemment, tandis que selon une autre, nous mangeons très bien ! Ainsi, c'est parce que nous sommes éloignés de D-ieu – qui représente l'Unicité parfaite et absolue – que nous sommes des proies faciles pour le mensonge.

Dédié à la guérison de Chlomo ben Angela

David-Yits'haq Trauttman