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Y a-t-il une suggestion aux B'nei Noa'h pour Tou b'Chevat ?

Voyons cela ensemble :

Tou b'Chevat est une fête d'institution rabbinique. Le Consistoire de Paris, sur son site internet, rappelle que Tou b'Chevat signifie « 15 (du mois) de Chevat » et que cette fêtre représente le Nouvel An des arbres (Roch Hachana l'ilanot) qui correspond au moment de la montée de la sève dans l'arbre, avant le printemps.

Le Talmud (traité Roch Hachana) parle de quatre Roch Hachana dans le calendrier juif. Si le 1er du mois de tichré, chaque être humain est jugé au regard des « fruits » de ses actions, le 15 du mois de chevat représente sa nourriture originelle, le fruit de l'arbre, qui l'est. Une manière de souligner que la nature est placée sous le regard du Créateur, béni soit Son Nom.

Évidemment, en tant que B'nei Noa'h, il est tout à fait logique et sensé de reconnaître que nous n'avons aucune obligation en ce jour, d'autant plus qu'il ne s'agit ni d'un commandement ni d'une tradition pour nous. Toutefois, il s'agit précisément de célébrer le nouvel an des arbres et de leurs fruits.

Ainsi le Rav Moshé Weiner (auteur du « Code de Lois pour Noa'hides », en hébreu : « Sefer Sheva Mitswoth HaShem ») nous suggère de consommer des fruits de l'arbre et donne son accord pour la prononciation de la bénédiction « Ché-hé'hyanou » pour un fruit nouveau.

Nous pouvons procéder de la manière suivante :

Dans le calendrier civil et en cette année 2019, la date du 15 du mois de chevat 5779 est le lundi 21 janvier 2019.

1. Nous pouvons disposer sur une table des fruits (mûrs) de l'arbre, évidemment uniquement des fruits que l'on aime consommer, pour y réciter la bénédiction dans de bonnes conditions.

2. Si nous avons un fruit nouveau de la récolte de l'année, que nous mangeons pour la première fois de l'année, nous pouvons prononcer la bénédiction « Ché-hé'hyanou » avant ou après avoir prononcé la bénédiction sur le fruit (les juifs ashkénazim disent d'abord ché-hé'héyanou avant la bénédiction sur le fruit, les séfaradim l'inverse. Il s'agit simplement d'une différence de coutume) :

En hébreu, la prononciation est la suivante : « Baroukh ata ado-naï élo-hénou mélekh ha'olam ché-hé'héyanou vékiyémanou véi-guianou lazémane azé ».

En français : « Loué sois-Tu Éternel, notre D-ieu, Roi de l''univers qui nous a fait vivre et atteindre cette époque-ci.»

On peut réciter la bénédiction dans la langue de son choix.

Il est important de préciser que s'il y a plusieurs fruits nouveaux que nous mangerons, nous devons les inclure en récitant une seule fois la bénédiction pour tous. Dans ce cas il faut que tous ces fruits soient présents sur la table.

3. Nous pouvons ensuite manger ces fruits de l'arbre en prononçant avant consommation la bénédiction :

En hébreu : « Baroukh ata ado-naï élo-hénou mélekh ha'olam boré péri haetz.»

En français : « Loué sois-Tu Eternel, notre D. ieu Roi de l'univers qui crée le fruit de l'arbre.»

La bénédiction sur un fruit inclura les autres fruits en prononçant la bénédiction à condition qu'ils soient tous présents sur la table.

4. Si nous consommons un ou plusieurs des fruits de la Terre d'Israël ils doivent avoir la priorité par rapport aux autres fruits. Il est bon de préciser que notre intention doit toujours être dans l'optique qu'il ne s'agit pas d'une obligation pour nous, mais bien parce que nous aimons consommer ces fruits. Nous pouvon égalements inclure comme intention (dans notre consommation des fruits d'Israël) notre amour pour la Terre d'Israël.

Ainsi pour les fruits de la terre d'Israël ils doivent être manger dans l'ordre qui suit : blé et orge (en gâteau), olive, datte, raisin, figue, grenade.

Vous pouvez trouver une courte explication dans cette vidéo.

La bénédiction pour le blé et l'orge (sous forme de gâteaux) avant consommation est :

En hébreu : « Baroukh ata ado-naï élo-hénou mélekh ha'olam boré miné mézonote ».

En français : « Loué sois-Tu Eternel notre D.-ieu Roi de l'univers qui crée toutes sortes d'aliments ».

Les aliments de blé et d'orge sont inclus dans la même bénédiction que l'on prononcera une seule fois, à condition que ces aliments soient présents sur la table.

La bénédiction pour l'olive, la datte, le raisin, la figue et la grenade avant consommation est :

En hébreu : « Baroukh ata ado-naï élo-hénou mélekh ha'olam boré péri haetz ».

En français : « Loué sois-Tu Eternel, notre D. ieu Roi de l'univers qui crée le fruit de l'arbre ».

Ces fruits doivent également être tous inclus dans la même bénédiction, à condition qu'ils soient tous sur la table.

4. Ensuite seulement nous consommerons d'autres fruits.

Nous pouvons également lire :

- Genèse chapitre 1 versets 9 à 13 : récit de la création des végétaux.

- Deutéronome chapitre 8 versets 1 à 10 : L'éloge des sept fruits de la terre d'Israël : Un pays qui produit le blé, l'orge, le raisin, la figue et la grenade, un pays d'olive huileuse et de miel.

- Psaumes 72, 147, 148, 65 et 126

David ben Noa'h, Ben Noa'h