La Paracha Terouma est renversante.

Tandis que nous nous rapprochons d'Hachem le plus souvent le cœur rempli de bons sentiments, voici que le Créateur nous apprend que pour Le servir, les Juifs devaient fabriquer un Sanctuaire dans lequel devait se trouver un Tabernacle, une Arche, une Table très particulière, une Ménora... Non seulement chacun de ces ustensiles était indispensable, mais le Maître du monde désirait également qu'il possède des dimensions spécifiques, qu'il soit fait en des matériaux précis... Pour de bon, nos bons sentiments du début pourraient être submergés par autant de contraintes !

Mon environnement : mon sanctuaire

Pour quelle raison D-ieu a-t-il pensé qu'il était indispensable de fabriquer un environnement aussi précis pour Le servir ? Sans doute, est-il possible de déduire deux enseignements importants de ces commandements.

Lorsque nous décidons de nous rapprocher d'Hachem, la première chose que nous devons faire est d'apprendre ce qu'Il désire. Cela peut être comparé à un homme qui désire faire plaisir à sa femme : ne devrait-il pas avant tout savoir ce qu'elle désire s'il désire atteindre son objectif ?

Ainsi, Le Créateur nous dit que telle chose est permise, tandis qu'une autre est interdite ; que telle autre chose et kachère, tandis qu'une autre ne l'est pas... C'est Lui qui nous donne les directives et c'est à nous qu'il revient de les suivre.

Cela peut sembler évident, mais sommes-nous certain que nous n'avons jamais pensé à vouloir servir le Maître du monde sans nous préoccuper réellement de ce qu'Il attend de nous ?

Voici une motivation supplémentaire pour apprendre les halakhoth : chaque fois que naîtra en nous une envie de nous rapprocher de D-ieu, nous devrons apprendre encore plus – et encore mieux – les halakhoth qui nous concernent pour que notre démarche soit remplie de succès.

Le deuxième enseignement que nous pouvons sans doute déduire des commandements qui ont trait à la fabrication des ustensiles du Tabernacle est que les objets qui nous entourent peuvent se charger – à notre volonté – d'une empreinte spirituelle évidente.

Ainsi, la table de notre salon n'est pas un simple plateau en bois qui repose sur quatre pieds ; elle est plutôt un endroit où sont posés – le Chabath – des plats succulents qui nous permettent d'honorer le septième jour de la semaine. C'est également autour de cette table que des Paroles saintes sont prononcées : à propos de la Paracha, en formulant des louanges à l'égard d'Hachem...

Si nous parvenons à considérer les objets de notre environnement quotidien comme autant d'aides pour servir le Créateur, nous pourrons sans doute ressentir que la Présence divine ne se tient pas que dans la ville de Jérusalem, mais qu'on peut également s'en sentir proche en vivant à Paris, à Londres, à New York...

Qu'il s'agisse d'un canapé – sur lequel nous avons l'habitude de nous asseoir afin d'établir notre dialogue quotidien avec le Maître du monde – ou d'un simple verre d'eau – sur lequel le Ben Noa'h peut prononcer une bénédiction avant de le boire – c'est tout ce qui remplit notre quotidien qui nous offre autant d'opportunités de servir D-ieu.

Heureuse est la personne qui parvient à voir la vie avec les lunettes de l'emouna ; heureux est le Ben Noa'h qui peut sentir la présence d'Hachem à ses côtés, chaque instant de sa vie !

Dédié à la guérison de Claude fils de Martine

David-Yits'haq Trauttman