« Et Israël résidera en sécurité, seul.» (Deutéronome 33:28)

Nous le savons tous : lorsque nous désirons nous concentrer sur une idée ou un projet important, nous essayons de faire le vide autour de nous, de ne pas nous laisser perturber ni distraire par qui que ce soit et... nous essayons le plus sérieusement du monde d'atteindre l'objectif que nous nous sommes fixé.

Plus nous accordons de l'importance à notre idée ou à notre projet, plus nous risquons d'être ferme sur notre volonté de ne pas nous laisser distraire. Aussi longtemps que nous n'aurons pas atteint notre objectif, nous resterons sourd au bruit environnant. Peu importe ce qu'en penserons les autres : si nous sommes extrêmement déterminé, leur critique pour que nous relâchions nos efforts, pour que nous fassions une pause... resteront lettre morte.

Les Juifs, la Tora... et les Bnei Noa'h

Avant d'entrer en Eretz Israël, Hachem dit aux Juifs qu'ils pourraient y résider en toute sécurité... s'ils restent seuls. Cette situation est la même de nos jours : plus le peuple juif se concentre sur l'étude de la Tora et la pratique des mitswoth... plus son avenir sera assuré en Terre sainte.

Le peuple juif est multiple, mais une constante demeure une vérité absolue : plus les Juifs s'isolent du monde et de ses valeurs, plus son étude de la Tora peut être intense et sa pratique des mitswoth soutenue.

Au-delà des stéréotypes, le contraste est flagrant : Tel-Aviv, la ville ouverte et qui ne dort jamais vit selon les idées et les normes occidentales, c'est-à-dire très éloignées de celles de la Tora. L'alcool, la drogues, les filles... un véritable Pigalle israélien.

En contraste, la ville religieuse de Bnei Brak n'a pas oublié les valeurs juives. Les jours de fêtes, les rues sont fermées à la circulation ; plusieurs milliers de synagogues, kollelim et autres lieux d'étude de la Tora remplissent ses rues ; sur les panneaux publicitaires, aucune photo de femmes à moitié nues pour vendre de la lessive ou une voiture.

En ayant conservé les valeurs de la Tora – autant que cela soit possible dans notre génération – la ville de Bnei Brak est un lieu où l'étude de la Tora et la pratique des mitswoth se font d'une manière naturelle. Pour cela, il a fallut rejeter de nombreuses valeurs non-juives et... « vivre seul. »

À leur façon, les Bnei Noa'h peuvent s'inspirer de cette situation pour prendre également un peu de distance avec le monde dans lequel nous vivons. S'il ne leur est évidemment pas encore possible de penser à vivre dans uns ville remplie de Bnei Noa'h, c'est dans leur vie quotidienne qu'ils peuvent faire le plus de changement.

Les français regardent en moyenne quatre heures par jour la télévision ; sans doute qu'un Ben Noa'h désirera diminuer légèrement cette durée pour en profiter pour étudier un peu plus la Tora, prier un peu plus souvent...

Le nombre d'heures passées dans les magasins, le budget souvent important consacré à l'achat de nourriture, de vêtements, de jouets... La liste est longue des habitudes qu'il est toujours possible d'améliorer pour accorder toujours un peu moins d'importance à l'aspect matériel de notre vie et redonner à l'aspect spirituel la place qu'il devrait réellement tenir.

Comme cela est souvent le cas, chaque personne devrait s'entourer des conseils d'un Rav qui l'aidera à prendre les décisions adéquates à son environnement, à la nature de sa personnalité... Puisse Hachem guider chaque Ben Noa'h sur le chemin qui lui convient le plus.

Dédié à la guérison d'Élie ben Michèle

David-Yits'haq Trauttman